Le gouvernement envisage fortement d’annuler toutes les parties de sports collectifs dans les zones rouges pour un mois.

Alexandre Pratt Alexandre Pratt
La Presse

Selon les informations obtenues par La Presse, des représentants du gouvernement Legault et de la Direction de santé publique du Québec en ont discuté longuement vendredi matin. La Santé publique est très inquiète de la hausse récente des décès, hospitalisations et diagnostics positifs liés à la COVID-19. Dans les échanges, elle insiste sur un renforcement des normes de distanciation dans la pratique sportive. D’où le scénario privilégié, qui consiste à annuler toutes les parties de hockey, football, soccer, volleyball et autres sports d’équipe dans les zones rouges à partir de lundi, jusqu’à la fin du mois d’octobre.

Ce qui est moins clair, c’est si les équipes pourront poursuivre leurs entraînements, en respectant le concept déjà établi des bulles. Au gouvernement, on cherche des solutions pour que les enfants et les adolescents puissent continuer de pratiquer un sport collectif, même si les compétitions contre des équipes adverses seront vraisemblablement interdites.

Deux sources gouvernementales ont confirmé à La Presse, vendredi en début d’après-midi, que les décisions définitives n’étaient pas encore prises.

Jeudi, en conférence de presse, le directeur national de santé publique du Québec, le DHoracio Arruda, avait laissé entendre que des mesures de reconfinement allaient être prises pour les sports collectifs.

« Quand on parle d’une pratique de soccer le soir, on est dans une pratique de groupes qui viennent de différentes bulles, puis il risque d’y avoir des contacts. En principe, ce n’est pas recommandé, à moins d’être encadré. Ça fait que, pour ce qui est de la pratique sportive, là, si vous permettez, je peux vous dire que, lundi, ça va être très clair, là, avec des exemples précis en termes de consignes, puis on veut apporter de la cohérence entre ce qui va se passer dans une école versus dans le sport parallèle. »

« Mais, dans les faits, puis je pourrais vous donner un exemple en attendant pour vous aider, c’est que, si vous restez dans votre bulle familiale et que vous n’êtes pas dans une situation où vous allez entrer à l’intérieur de moins de deux mètres avec une autre personne, c’est correct. Mais prenons, par exemple, des activités du style : on ouvre un parc, puis tout le monde se met à faire des barbecues. Là, comprenez-vous, on n’est pas du tout dans le même genre d’activité. Celles-là, on voudrait les restreindre. »

— Avec la collaboration de Tommy Chouinard, La Presse