(New York) Dans une journée marquée par l’imbroglio autour du match entre Adrian Mannarino et Alexander Zverev, finalement remporté par l’Allemand, Novak Djokovic s’est lui aussi qualifié, aisément, pour les 8es de finale des Internationaux des États-Unis, vendredi, tout comme Naomi Osaka, plus laborieuse.

Agence France-Presse

C’est avec près de trois heures de retard que l’affiche entre Zverev et Mannarino a finalement eu lieu sur le court Louis-Armstrong. Un laps de temps suffisamment long pour faire naître toutes les spéculations les plus folles, au sein d’une bulle sanitaire de Flushing Meadows qui n’en finit pas de perturber le déroulement du tournoi.

Déjà sous surveillance rapprochée et à l’isolement pour avoir fait partie des joueurs ayant côtoyé Benoît Paire, Mannarino s’est vu signifier dans un premier temps que, contrairement aux autorités sanitaires de la Ville de New York qui l’autorisaient à disputer ses matchs depuis qu’il avait accepté un nouveau protocole plus contraignant dimanche dernier, les autorités de l’État de New York voulaient le maintenir en quarantaine.

Finalement, la Fédération américaine a obtenu in extremis le feu vert et le match a pu se dérouler. « On m’a dit qu’il y avait peu de chances qu’on joue », a reconnu Zverev.

Djokovic « pas content »

Dans ce contexte très éprouvant psychologiquement, Mannarino a été bluffant dans son entame contre le 7e mondial, peut-être lui aussi perturbé par la situation, en s’emparant de la première manche au bris d’égalité.

Par la suite toutefois, l’Allemand a pris le contrôle du match pour ne plus le lâcher, tandis que Mannarino, décidément peu gâté par le sort, se faisait mal à l’aine gauche au 3e set. Une douleur qu’il a traînée jusqu’au bout. Il a été battu en 2 h 52, soit, peu ou prou, le temps qu’il avait fallu à l’USTA pour lui permettre de jouer.

Cet épisode, qui s’ajoute au trouble entourant les Internationaux des États-Unis, en plombe l’ambiance, déjà sérieusement détériorée.

Novak Djokovic a d’ailleurs affirmé avoir tenté de joindre le gouverneur de l’État Andrew Cuomo, pour permettre à Mannarino de jouer. « Je ne suis pas content de la façon dont a été gérée la situation avec le joueur français », a-t-il dit.

Le N.1 mondial, qui loue une maison à ses frais pour éviter les conditions hôtelières dénoncées par certains joueurs cloîtrés dans leur chambre, venait de passer tranquillement son 3e tour aux dépens de l’Allemand Jan-Lennard Struff (29e), 6-3, 6-3, 6-1, en 1 h 42.

Le Serbe monte en puissance : il n’a concédé aucun service, il a converti cinq balles de break et dicté sa loi sur le jeu, face à l’Allemand qu’il avait déjà écarté tranquillement en quarts de finale du Masters 1000 de Cincinnati la semaine passée. Dimanche, il aura face à lui l’Espagnol Pablo Carreno Busta (27e).

De son côté, David Goffin (10e) était également pressé d’en finir avec le Serbe Filip Krajinovic (26e), 6-1, 7-6 (7/5), 6-4. Il sera opposé au Canadien Denis Shapovalov (17e) en 8e de finale.