(Washington) Avec la pandémie de coronavirus, les athlètes et le mouvement olympique se retrouvent face à la pire crise qu’ils aient eu à affronter depuis les boycottages des années 1980, a estimé jeudi Richard Pound, membre vétéran du Comité international olympique (CIO).  

Jim SLATER
Agence France-Presse

D’après le juriste canadien, ancien vice-président du CIO et ex-président de l’Agence mondiale antidopage, la pandémie de COVID-19, qui a conduit au report à 2021 des Jeux de Tokyo, initialement prévus cet été, provoque un bouleversement pour les diffuseurs, les officiels et les athlètes.  

« Ils comprennent bien, en fin de compte, que c’est la santé publique qui sera le facteur déterminant », a déclaré Pound à l’AFP.  

Les États-Unis avaient boycotté les Jeux de Moscou en 1980 et l’Union soviétique avait répliqué en refusant de participer aux JO de Los Angeles quatre ans plus tard, privant de nombreux athlètes de leurs rêves olympiques.  

« On n’a pas eu quelque chose comme ça depuis le boycottage américain de Moscou : toute une génération d’athlètes dont les rêves s’évaporent », a déclaré Pound. « Là, ce serait encore plus extrême. »

Pound a qualifié cette crise de « terrain inconnu » pour le mouvement olympique, ajoutant : « On peut devenir fou en esquissant tous les scénarios possibles. »