Rappel de quelques évènements marquants qui se sont produits au fil du temps entre le 8 et le 14 juin

André Rivest André Rivest
La Presse

9 juin 1993: en attendant la 25e Coupe 

Personne ne les attendait. Les cinq derniers matchs de la saison 1992-1993 du Canadien sont pitoyables. On dit la défense quelconque, jeune et sans vedette. Le Canadien perd les deux premières parties de la série de premier tour contre les Nordiques de Québec. 

Puis, les astres s’alignent. Patrick Roy redevient invincible. Le joueur d’utilité Paul DiPietro joue le meilleur hockey de sa carrière (et de loin !) et devient une menace constante à l’attaque. On assiste à l’éclosion du gros John LeClair, qui bouscule tout sur son passage. Guy Carbonneau prend soin de Wayne Gretzky, le tout sous la gouverne de l’entraîneur le plus positif et sympathique de l’histoire, Jacques Demers qui, éclairé par ses prières à la bonne sainte Anne, demande qu’on mesure le bâton du défenseur Marty McSorley en finale contre les Kings de Los Angeles. Sa décision provoque une pénalité aux Kings qui change le rythme de la série, et le Canadien remporte la Coupe Stanley pour la 24e… et dernière fois à ce jour.

PHOTO DENIS COURVILLE, ARCHIVES LA PRESSE

Patrick Roy, un des héros de la conquête de 1993

12 juin 1970 : un match sans point ni coup sûr sur le LSD 

Le lanceur Dock Ellis, des Pirates de Pittsburgh, prétend ne jamais avoir lancé de partie dans le baseball majeur sans avoir été sous l’influence de drogues. La veille de ce match mémorable, Ellis était allé voir un ami et ensemble, ils avaient consommé de la drogue et de l’alcool jusqu’à très tard dans la nuit. Le lendemain, oubliant qu’il devait lancer contre les Padres de San Diego cette soirée-là, Ellis avait poursuivi la fête le midi en avalant une autre dose de LSD. Ellis a lancé la partie sans point ni coup sûr la plus chaotique de l’histoire : neuf joueurs se sont rendus sur les sentiers grâce à huit buts sur balles et un frappeur atteint. 

Ellis était tout un personnage ; le commissaire Bowie Kuhn avait même dû intervenir pour lui interdire de porter des bigoudis sur le terrain !

PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS/PHOTOMONTAGE LA PRESSE

Dock Ellis

8 juin 2002 : Lennox Lewis corrige Mike Tyson 

Le combat de championnat du monde des poids lourds opposant Lennox Lewis à Mike Tyson est un affrontement attendu. Les billets se vendent au prix fort, jusqu’à 2400 $ l’unité. Dans la salle, on ne compte plus les célébrités, parmi lesquelles Britney Spears, Michael Jordan, Clint Eastwood et même Donald Trump. Lewis jouit d’un bon capital de sympathie, spécialement au Canada, qu’il a représenté deux fois aux Jeux olympiques. Tyson, en revanche, est perçu comme l’ultime vilain. Auteur de 43 K.-O. lors de ses 49 victoires, la plupart très expéditifs, Tyson saute sur le ring comme une brute enragée. Tous se rappellent son combat contre Evander Holyfield, au cours duquel il avait arraché une partie de l’oreille du champion avec ses dents. 

Le combat débute comme anticipé. Tyson se rue sur Lewis, qui s’en éloigne le plus possible grâce à un avantage de sept pouces en taille et à une meilleure technique. Plus le combat progresse, plus Lewis prend l’avantage sur Tyson, peu habitué à des combats qui se prolongent. Tyson visite le tapis à quelques reprises, puis il est terrassé au huitième round. Comme dans un film américain, le bon gagne (par K.-O.) contre le méchant, et le public jubile.

PHOTO MARK J. TERRILL, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Lennox Lewis