(Paris) Le chantier du village des athlètes pour les Jeux olympiques de Paris-2024, qui en est à sa phase préliminaire, doit être mis à l’arrêt en raison des restrictions liées au coronavirus, mais cette pause ne crée pas de risque dans le calendrier de livraison à ce stade, a-t-on appris mardi auprès du maître d’ouvrage, la Solideo.

Agence France-Presse

« Les chantiers (sur le village), ils s’arrêtent ou ils vont s’arrêter. C’est la phase de démolition qui avait démarré. C’est un incident contraint dans le temps, qui est surmontable » mais qui « nécessite un travail sérieux de recalibrage des calendriers », a expliqué à l’AFP Benoît Piguet, le directeur des relations institutionnelles de la Solideo (Société de livraison des ouvrages olympiques), la société publique qui supervise l’ensemble des chantiers liés aux Jeux olympiques de Paris-2024.

« À ce stade, ça ne crée pas de risque. Le but est que tout le monde soit prêt quand l’activité redémarre », a-t-il ajouté, en privilégiant l’hypothèse d’un « arrêt de 15 jours ». Le directeur général de la Solideo, Nicolas Ferrand, avait évoqué il y a plusieurs mois un « calendrier extrêmement serré » pour ce chantier phare des JO de Paris-2024.

Les premiers travaux de démolition ont été lancés en grande pompe sur le site, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), le 4 novembre dernier, en présence du premier ministre Édouard Philippe et de plusieurs membres du gouvernement. Les travaux de construction, pour lesquels les groupements d’entreprises ont été désignés en novembre, doivent démarrer, eux, en 2021.  

Dans sa première version, le village doit héberger pendant les compétitions de l’été 2024 environ 15 600 sportifs du monde entier et leurs accompagnateurs. Puis, les bâtiments, qui s’étendent au total sur une zone de 51 hectares à cheval sur trois villes (Saint-Ouen, Saint-Denis, Ile-Saint-Denis) doivent être reconfigurés pour devenir un nouveau quartier aux portes de Paris, avec l’ambition d’accueillir 6000 habitants et autant d’emplois.

« Aujourd’hui, la Solideo, comme l’ensemble des maîtres d’ouvrage (ville de Paris, Métropole du Grand Paris) se sont mis en télétravail. Ca fonctionne, l’activité professionnelle continue », a ajouté Benoît Piguet.  

Début décembre, la Métropole du Grand Paris (MGP), maître d’ouvrage pour un autre chantier emblématique, celui du centre aquatique olympique à Saint-Denis, avait voté pour la prolongation des négociations avec les entreprises candidates, jugeant trop chers leurs projets, et se donnant jusqu’à « avril 2020 » pour prendre une décision. Ce chantier n’a pas démarré.