(Lausanne) Le Comité international olympique a validé à l’unanimité mardi la liste des quatre sports qui seront ajoutés au programme des Jeux olympiques de Paris 2024, à savoir le breakdance, l’escalade, la planche à roulettes, le surf.

Agence France-Presse

La présence de ces quatre sports, dont trois seront au programme des JO de Tokyo 2020, est toutefois encore soumise à un ultime examen de la part de la commission exécutive en décembre 2020.

Le CIO pourrait alors, en théorie, encore retirer l’un de ces sports.

« Nous avions décidé que la créativité serait au cœur de ces Jeux et qu’ils seraient innovants », a déclaré à la presse Tony Estanguet, patron du comité d’organisation de Paris 2024 pour expliquer le choix de ces quatre sports.

Pour présenter ces sports additionnels, Paris 2024 avait convié durant la session du CIO le Français Mounir Biba, 9 fois champion du monde de breakdance, ainsi que la Suissesse Petra Klingler, championne d’escalade.

Le vote de mardi est sans surprise, la centaine de membres ayant validé une recommandation de la commission exécutive du CIO prise en mars.

Surf : trois sites candidats

« Je me félicite du choix de ces quatre sports additionnels, a déclaré Samira Ashgari, membre afghane du CIO qui a témoigné que » le skateboard et le breakdance sont pratiqués dans les rues de Kaboul « .

L’escalade, la planche à roulettes et le surf seront présents comme sports additionnels aux JO de Tokyo 2020 en compagnie du baseball/softball et feront l’objet d’un « programme de monitorage ».  

Le breakdance, qui ne sera pas présent à Tokyo, n’a été jusque là présent qu’aux Jeux olympiques de la Jeunesse à Buenos Aires en octobre dernier.

Ces quatre sports représentent 248 athlètes en plus, dont 32 pour le breakdance, 72 pour l’escalade, 96 en skateboard et 48 en surf, contre 474 sportifs supplémentaires à Tokyo avec cinq sports additionnels.

Seize chez les hommes comme les femmes en breakdance « c’est peu, a reconnu Estanguet, mais c’est comme dans ma discipline en canoë slalom ».

Paris 2024 a annoncé dans la foulée l’ouverture d’un appel à candidatures pour choisir le site des compétitions de surf. Les sites ont jusqu’au 15 juillet pour envoyer une lettre de candidature et le choix du site est prévu pour la fin 2019.  

Alors que Paris-2024 a fermé la porte à des épreuves sur vague artificielle, trois sites ont déjà candidaté : Biarritz, alliée à trois communes des Landes (Capbreton-Hossegor-Seignosse), Lacanau (Gironde) et le site de La Torche (Finistère). La Polynésie française a également fait part de son intérêt.

Pour compenser ces 248 athlètes supplémentaires, le CIO va devoir supprimer des quotas dans d’autres sports, ce qui sera l’occasion de difficiles arbitrages.

En plus de ces sports additionnels, les JO de Paris 2024 pourraient aussi voir l’entrée de nouvelles disciplines, comme le Parkour, discipline née en France au début des années 1990 et que la Fédération internationale de gymnastique souhaiterait ajouter. Il revient à chaque fédération internationale de proposer au CIO de nouvelles disciplines, comme le cross-country en athlétisme ou l’aviron de mer.