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Hugues Fournel pagaie en plein blues post-olympique

Hugues Fournel vivra son véritable retour à la... (Photo Olivier Pontbriand, La Presse)

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Hugues Fournel vivra son véritable retour à la réalité, en fin de semaine, à l'occasion des essais de l'équipe canadienne de canoë-kayak de vitesse, qui animeront le bassin olympique du Parc Jean-Drapeau, à l'Ile Notre-Dame.

Photo Olivier Pontbriand, La Presse

«Le vent soufflait de quel côté?» Hugues Fournel avait une bonne raison de s'intéresser aux conditions météo qui prévalaient au Bassin olympique de Montréal. Il y sera ce week-end pour les premières sélections de l'équipe canadienne de canoë-kayak.

Le vent, Fournel connaît bien. Avec son partenaire Ryan Cochrane, il s'y était frotté lors de la finale du K2200 m aux Jeux olympiques de Londres, l'été dernier. Le duo canadien avait peiné sur le bassin d'Eton Dorney. Septième alors qu'il visait un podium.

Ébranlé, Fournel s'était présenté devant les journalistes les larmes aux yeux. Comment avait-il pu connaître sa pire compétition de l'année après une telle préparation? Heureusement, les Jeux ne se résumaient pas au seul résultat. Le kayakiste de Dorval a été transformé par ce qu'il a vécu. À son retour au pays, le regard des gens avait changé. Surtout les enfants à qui il raconte ses aventures dans les écoles.

«L'expérience olympique, on s'entend que ça donne juste des ailes», s'enthousiasme Fournel, joint plus tôt cette semaine à Lac-Beauport, son lieu d'entraînement. «C'est le boost suprême. Une fois que tu y as goûté, tu n'as pas le goût d'arrêter. (...) Après, la première chose que je me suis dite, c'est que j'avais déjà hâte de recommencer pour un autre cycle de quatre ans.»

Une pause de quelques mois

Pas trop vite cependant. Il a pris cinq mois pour se ressourcer, se tenant loin de l'eau et s'entraînant pour des sports où son agilité était sollicitée, comme le basket et le football.

Ce touche-à-tout s'est aussi remis au vélo, sport pour lequel il a eu la piqûre il y a sept ans. À l'hiver, il a passé quatre semaines en ski de fond, à Whistler et à Canmore, où il a côtoyé Dasha Gaïazova avant que celle-ci ne connaisse ses meilleurs moments sur le circuit de la Coupe du monde. «Ça m'a rendu heureux de faire ça, tu ne peux pas savoir comment.»

Si bien qu'avant l'inévitable retour en Floride, en février, l'athlète de 24 ans n'avait jamais eu aussi hâte de retrouver son embarcation et «le feeling de glisser sur l'eau».

Les deux mois d'entraînement ont été l'occasion de tout remettre en question. «Je n'ai pas le goût de refaire la même chose, d'arriver aux Jeux et de finir septième. Ça ne va rien m'apporter de plus.»

Fournel et Cochrane ont donc modifié leur plan de course, réduit leur fréquence, changé de pagaies.

Même leur siège n'est pas garanti. En effet, les résultats des trois dernières années - un seul podium sur la scène internationale - ont convaincu l'entraîneur-chef de l'équipe canadienne Frédéric Jobin de brasser les cartes.

Plus de compétition

En cette année post-olympique, deux athlètes ont donc été intégrés au groupe de K2: le vétéran Richard Dober Jr et Étienne Morneau, respectivement 2e et 3e en K1 aux dernières sélections olympiques.

Si les deux duos se qualifient cette fin de semaine à Montréal, ils seront ensuite séparés pour les Coupes du monde en République tchèque (17-19 mai) et en Pologne (31 mai-2 juin). Toutes les combinaisons seront évaluées en vue des deuxièmes sélections, du 21 au 23 juin, et des Mondiaux de Duisburg, fin août.

«Mon but est d'essayer de trouver un bateau qui montera sur le podium plus souvent», fait valoir Jobin, qui n'écarte pas la possibilité de faire appel à son spécialiste de K1, Mark de Jonge, médaillé de bronze à Londres. Il se donne deux ans pour déterminer le duo le plus compétitif.

Cette mise en danger est accueillie favorablement par tous les membres de l'équipe. «Ryan et moi, on en a beaucoup parlé, dit Fournel. On a quatre gars super vites et c'est ça qui nous permettra de monter le niveau au Canada.» Même à vent contraire.




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