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Les stéroïdes demeurent un «mystère» pour les Américains

Seulement 19 % des personnes interrogées ont identifié... (Archives La Presse)

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Seulement 19 % des personnes interrogées ont identifié la consommation de stéroïdes comme un problème potentiel important dans la vie des adolescents.

Archives La Presse

Les Américains croient massivement (97 %) aux effets négatifs rattachés à la consommation de stéroïdes, mais seulement une fraction de la population (19%) semble considérer comme un véritable problème le recours aux drogues de performance par les élèves de niveau secondaire.

Voilà l'une des nombreuses conclusions tirées d'une vaste étude intitulée The American Public's Perception of Illegal Steroid Use (La perception des Américains sur l'usage illégal des stéroïdes) et dont les résultats ont été rendus publics la semaine dernière à New York.

Le sondage, élaboré par des chercheurs de l'Université du Massachusetts à Boston et financé en partie par le Temple de la renommée du baseball, révèle notamment le manque de sensibilisation des Américains envers l'utilisation potentielle de produits illicites par les adolescents.

Selon cette étude, les Américains considèrent l'alcool (55 %), l'intimidation (52 %), l'obésité (50 %), la marijuana (46 %), les maladies transmises sexuellement (35 %), les troubles de l'alimentation (27 %) et la cocaïne (25 %) comme des irritants majeurs qui touchent la jeunesse.

En comparaison, seulement 19 % des personnes interrogées ont identifié la consommation de stéroïdes comme un problème potentiel important dans la vie des adolescents.

«Il existe un écart considérable entre les connaissances et les croyances des Américains sur les stéroïdes et leur perception qu'il puisse s'agir d'un fléau pour les jeunes», a dit le docteur Gary Siperstein, directeur du Centre pour le développement social et l'éducation de l'Université du Massachusetts à Boston.

Parmi les autres révélations de l'étude de l'Université du Massachusetts, on constate que seulement 17 % des Américains croient que le recours aux stéroïdes constitue un problème important chez les athlètes de niveau secondaire, contre 46 % pour les athlètes collégiaux et 63 % pour les athlètes professionnels, comme les joueurs du baseball majeur.

«Les résultats de l'étude démontrent que les stéroïdes et les autres drogues de performance demeurent un mystère pour le public américain», a constaté Jeff Idelson, président du Temple de la renommée du baseball.

Une chose dont les Américains sont certains: 94 % croient que l'usage de stéroïdes dans un dessein non médical représente de la tricherie.

Au cours des 25 dernières années, les drogues de performance, comme les stéroïdes anabolisants, ont fréquemment défrayé la chronique en raison de leur utilisation par des athlètes professionnels, notamment au baseball majeur.

À ce sujet, les gens sondés (66 %) croient que, rendue publique, la consommation de produits dopants par des athlètes professionnels peut influencer négativement les adolescents dans leurs choix; seulement 13 % pensent au contraire que cela provoque un effet dissuasif.

Dès le secondaire

Pourquoi les élèves de niveau secondaire se laisseraient-ils tenter par les substances interdites? Pour améliorer leurs performances sportives (43 %), être plus forts (18 %), se donner une plus belle apparence (10 %), en raison de la pression exercée par les pairs (8 %) ou pour améliorer leurs chances d'accéder à l'université (7 %), toujours selon les répondants au sondage.

Parmi les quelque 16 millions d'élèves de niveau secondaire aux États-Unis en 2012, on estime que de 350 000 à 958 000 faisaient un usage illégal de produits dopants, d'après les données recueillies par les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies.

Le public américain s'imaginait visiblement que la tentation du dopage naissait au niveau universitaire, mais, comme disent les chercheurs de l'Université du Massachusetts à Boston, la course folle aux bourses d'études commence souvent très tôt chez les adolescents, d'où la tentation d'emprunter des raccourcis.

Aux fins de l'étude, la plus étendue du genre, la firme Gallup a mené des entrevues téléphoniques auprès de 1002 adultes (âgés de 18 à 96 ans) d'origines et de niveaux d'éducation variés qui vivent partout sur le territoire continental des États-Unis.




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