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Les grimaces de Bob Gainey

Bob Gainey est un vieux singe. À Boston, hier, dans un match qui s'annonçait... (Photo La Presse)

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Photo La Presse

Bob Gainey est un vieux singe. À Boston, hier, dans un match qui s'annonçait dur, violent par moments c'était sûr, non seulement le DG du Canadien a-t-il étonné tout le monde en retirant de sa formation les noms de Georges Laraque et de Gregory Stewart, ses deux redresseurs de torts, mais dans le dossier Mathieu Schneider, lui qui était censé s'absenter du jeu pour une période indéterminée, sa présence inattendue a complètement chamboulé le plan de match de Claude Julien.

Non seulement Schneider a-t-il été employé pendant plus de 21 minutes (21 :16), mais sa présence sur le jeu de puissance, en sept occasions, lui a permis de marquer un des trois buts du Canadien.  

Du beau travail, surtout de la part d'un jeune homme blessé  sérieusement à une épaule au point de devoir passer sous le bistouri, disait-on...

 

Gainey, au sujet de son défenseur : «Nous  n'avons jamais rien commenté pour la simple et bonne raison que nous ne sommes pas tenus de le faire. Tout ce qui a été dit et écrit au sujet de la blessure à l'épaule subie par Schneider n'était que pure spéculation de votre part.»

 

Bien joué.

 

Gainey pourtant, comme pour donner plus de poids aux rumeurs qui envoyaient Schneider à la salle d'opération au lendemain du match de samedi dernier face aux Leafs, a, semble-t-il, selon ce qu'a laissé filtrer le bureau de relations publiques du Canadien, désespérément cherché en début de semaine à découvrir l'identité de celui qui, au sein du Canadien, avait osé refiler cette information à la presse.

 

Du grand cinéma...

 

Ne vous méprenez pas, cette délicate opération de désinformation minutieusement montée par le Canadien a été soigneusement planifiée. Au point où tout le monde y a cru. Les Bruins surtout...

Gainey qui en passe une vite aux Bruins au sujet de Schneider et qui par surcroît refuse d'habiller Laraque et Stewart même s'il savait que ses joueurs ne l'auraient pas facile, voilà pour les surprises.

 

Fallait donc s'attendre à ce que le Canadien hier se fasse brasser pas à peu près. Ce qui fut fait. Komisarek, Gorges, Hamrlik, Andrei Kostitsyn, pour ne nommer que ceux-là, ont tous goûté à la médecine des Chara et Lucic. Mais c'était le prix à payer pour profiter des nombreux surnombres qui, indéniablement, allaient être accordés au Canadien. Sept au total, en fait. Ce qui a conduit à trois des quatre buts du Tricolore. Et ce qui surtout lui a permis de récolter le précieux point dont il avait tant besoin pour finalement être invité à la grande valse du printemps.

 

«Je suis fier de mes joueurs, a dit Gainey. Les Bruins étaient coriaces mais nous n'avons jamais reculé.»

 

Et surtout jamais abandonné même si avec cinq minutes de jouées en deuxième période, c'était déjà 3-1 Boston.

 

François Gagnon, dans son compte rendu d'après match, a mentionné que les joueurs du Canadien affichaient une mine réjouie à l'issue de la rencontre comme si le précieux point recueilli était plus important que la défaite de 5-4 subie en prolongation. Normal.

 

Koivu, très pragmatique : «L'objectif ultime demeure la coupe Stanley. Mais pour la gagner il faut d'abord participer aux séries. Voilà qui est fait.»

 

Quoi qu'il en soit, à l'issue des matches de demain soir, si le Canadien devait affronter les Bruins en première ronde, nous assisterons à une série d'enfer.

 

Le Canadien, privé de Laraque et Stewart, qui tient tête aux Bruins en dépit du fait qu'il se soit fait tabasser, voilà qui devrait faire réfléchir les hommes de Claude Julien.

 

D'autant plus qu'il ne faudrait pas se surprendre, sapré Gainey, de voir Andrei Markov, comme Schneider, hier, se pointer le bout du nez à temps pour  le début des hostilités, lui que l'on disait fini pour l'année.

 

Privé de Markov donc, son meilleur joueur, le plus grand mérite du Canadien, hier, aura été de parvenir à semer le doute dans la tête des Bruins, eux que l'on dit plus forts, plus puissants et plus talentueux que leurs adversaires.

 

Cela dit, psychologiquement s'entend, si jamais Bruins et Canadien devaient s'affronter en première ronde, les hommes de Gainey devraient entamer cette série avec une bonne longueur d'avance.

 

C'est toujours bien ça de gagné.




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