L'Allemagne, l'Australie et les États-Unis voudront faire une razzia sur les épreuves d'aviron aux JO de Pékin mais devront composer avec un niveau général en constante progression.

Mis à jour le 23 juill. 2008

Pour ces trois nations phares, la concurrence viendra surtout de nations intermédiaires comme la Grande-Bretagne, la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas ou la France qui chercheront à se faire une place au soleil lors des épreuves olympiques, disputées du 9 au 24 août.

Il faudra également se méfier de pays comme la Slovénie ou l'Estonie qui ne présentent que très peu de bateaux mais tous extrêmement compétitifs. Sans oublier la Chine, qui a pointé le bout de son nez aux JO d'Athènes et a fait forte impression sur plusieurs étapes de Coupe du monde cette année.

«Au total, ce sont 93 pays qui ont participé aux sélections olympiques en aviron, c'est beaucoup. Le niveau et la densité montent. Ca devient de plus en plus difficile pour passer en finale», analyse le directeur technique français Pascal Berrest.

«L'éclatement de l'ancienne URSS ainsi que la diffusion généralisée des méthodes d'entraînement de l'ancienne Allemagne de l'Est ont permis une augmentation significative du niveau moyen», ajoute-t-il.

Quatorze courses - 8 pour les messieurs, 6 pour les dames - figurent au programme des Jeux. Elles se disputent en lignes d'eau sur une distance de 2000 mètres et sont divisées en deux spécialités, l'une dite «de pointe» lorsque chaque rameur tire sur un seul aviron, l'autre «de couple», lorsqu'il a deux rames.