Tout en gardant un oeil sur le fameux Claret Jug emblématique après avoir remporté l'Omnium britannique une deuxième année de suite, Padraig Harrington a expliqué lundi comment il a toujours été motivé par la crainte de l'échec.

Mis à jour le 21 juill. 2008

Il avait triomphé avec quatre coups sur Ian Poulter au Royal Birkdale la veille, un an après avoir défait Sergio Garcia lors d'un trou supplémentaire à Carnoustie.

Même s'il s'est joint à un club sélect de golfeurs ayant remporté le plus vieux tournoi majeur deux ans de suite, l'Irlandais a rappelé qu'il a passé sa carrière à devoir prouver qu'il était un gagnant plutôt que d'avoir à s'en remettre simplement à son talent naturel. Et travailler à son approche mental, plus particulièrement au début de chaque année, s'est avéré crucial pour lui.

«La crainte est et sera toujours ma source de motivation», a indiqué Harrington dont les deux victoires à l'Omnium britannique sont aussi ses deux dernières sur les différents circuits.

«Chaque fois que j'ai pris mes vacances d'hiver, j'étais très inquiet de ce qui allait se passer quand j'allais recommencer à jouer. Vous pouvez voir d'après mes résultats que j'ai toujours été efficace dès le début de la saison, parce que je suis toujours anxieux de faire mes preuves une fois de plus.»

Si sa marge de victoire cette année peut sembler confortable, celle-ci fut loin d'être remportée facilement.

De forts vents ont sévi lors des deux derniers jours du tournoi et son issue était toujours incertaine jusqu'à ce que Harrington frappe ce fabuleux coup d'approche au 17e trou qui a mené à un eagle.

Harrington semblait relax lundi quand il s'est assis avec le trophée en face de lui, mais il a confié que même après avoir gagné à Carnoustie l'an dernier, il avait toujours la crainte de se joindre à ce groupe de golfeurs presque disparus de la carte après avoir remporté un tournoi majeur.

«Je suis plus confiant depuis quelques années que mon jeu va demeurer à un certain niveau, a-t-il expliqué. Mais malgré tout, après avoir gagné l'an dernier, ma plus grande appréhension était de ne pas suivre le chemin de gars qui ont gagné des tournois majeurs et peiné par la suite à garder leur intensité.

«Donc, la peur est une grosse affaire pour moi. J'aimerais dire que j'ai toute la confiance et la patience nécessaires et que je peux relaxer, mais ce n'est pas le cas. La peur me pousse et fait que je continue à m'entraîner et à aller au gymnase, alors il faut que j'en tire profit.»