(Washington) Aux États-Unis, l’utilisation des applications et des sites de rencontres se développe, notamment chez les jeunes, même si beaucoup de personnes entretiennent encore des réserves, selon une étude publiée jeudi.  

Agence France-Presse

Ce sont 30 % des Américains adultes qui ont déjà utilisé une application ou un site de rencontres, d’après une étude du Pew Research Center, un institut de recherches américain indépendant.

Et ce chiffre atteint près de 50 % chez les adultes de moins de 30 ans et les personnes s’identifiant comme homosexuelles, lesbiennes ou bisexuelles.  

Parmi les individus interrogés, 12 % ont déclaré s’être mariés ou avoir été dans une relation sérieuse avec une personne rencontrée virtuellement.  

Les résultats montrent une forte hausse de l’utilisation de ce type de services depuis la précédente étude du Pew Research Center en 2013.  

A l’époque, seulement 11 % des personnes interrogées avaient déclaré avoir eu recours à une application ou un site de rencontres et seuls 3 % avaient affirmé avoir trouvé une relation sérieuse à travers eux.  

« D’une manière générale, les utilisateurs de services de rencontres en ligne ont plus de chances de décrire leur expérience d’une façon positive qu’en des termes négatifs », ont indiqué les chercheurs dans l’étude.  

Mais les individus interrogés ont aussi parlé des côtés négatifs de ces services en ligne. Près de 7 utilisateurs sur 10 ont affirmé qu’il était fréquent que les gens mentent sur leur profil afin de paraître plus désirables.  

Un nombre significatif d’utilisateurs, en particulier des femmes, ont également décrit avoir eu des interactions désagréables ou avoir subi du harcèlement lors de leur présence sur ces plates-formes.  

Près de la moitié des utilisatrices ont ainsi indiqué avoir continué à recevoir des messages de la part d’autres utilisateurs alors qu’elles leur avaient signifié qu’elles n’étaient pas intéressées.  

La même proportion d’utilisatrices a déclaré avoir reçu un message ou une image sexuellement explicites non sollicités.  

Cela n’empêche pas la moitié des sondés d’affirmer que leurs expériences personnelles sur ces plates-formes avaient été positives.

Sept sur 10 ont expliqué qu’ils avaient trouvé relativement facilement des personnes qu’ils jugent attirantes et une majorité a dit avoir rencontré des personnes qui partageaient leurs centres d’intérêt.  

L’étude a été réalisée du 16 au 28 octobre, auprès d’un échantillon représentatif de 4860 adultes, avec une marge d’erreur estimée à 2,1 %.