(Montréal) Une bonne forme physique, même acquise tard pendant la vie, semble réduire considérablement le risque de souffrir de démence, affirme une nouvelle étude norvégienne publiée par Lancet Public Health.

La Presse canadienne

Ces résultats découlent de l’analyse des réponses fournies par quelque 30 000 personnes dans le cadre d’une vaste enquête sur la santé.

Selon les chercheurs de l’Université norvégienne de science et de technologie, le risque de démence était 40 % plus faible pour ceux qui comptaient parmi le 80 % des sujets les plus en forme.

De plus, les sujets dont la forme physique est passée de « mauvaise » à « bonne » pendant les dix années qu’a duré l’étude ont réduit pratiquement de moitié leur risque de souffrir de démence.

Puisque les sujets étaient âgés en moyenne de 60 ans au début de l’étude, cela semble démontrer que même ceux qui ont attendu plus tard pendant leur vie pour se mettre en forme en ont retiré des bénéfices.

Le risque d’un décès attribuable à la démence, ou auquel la démence a contribué, était le plus faible chez les sujets les plus en forme. Ce risque était réduit de 28 % chez ceux dont la forme physique était passée de « mauvaise » à « bonne ».

Quelque 150 millions de personnes pourraient souffrir de démence à travers le monde en 2050, soit trois fois plus qu’aujourd’hui. La maladie d’Alzheimer est la forme la plus courante de démence.