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Vaccin contre le cancer de l'utérus : le Japon cesse de le recommander

Le ministère japonais de la Santé a annoncé mardi qu'il ne recommandait plus la... (PHOTOTHÈQUE LA PRESSE)

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Agence France-Presse
TOKYO

Le ministère japonais de la Santé a annoncé mardi qu'il ne recommandait plus la vaccination contre le cancer du col de l'utérus, en raison de cas de «douleurs chroniques» qui pourraient y être liées.

Il s'agit d'une mesure provisoire en attendant de rassembler plus de données, a précisé le ministère dans un document écrit.

Les jeunes filles qui le souhaitent peuvent néanmoins se faire vacciner, mais le ministère appelle à bien comprendre «les bénéfices et risques avant de prendre une décision».

Le ministère venait tout juste de lancer en avril, via les autorités locales, un appel à la vaccination de toutes les adolescentes (entre 12 ans et 14 ans) avant de finalement changé d'avis, au moins temporairement.

Ce retournement «ne signifie pas que le vaccin soit dangereux, mais les informations communiquées au public sur les risques étaient insuffisantes», a expliqué un responsable du ministère.

Dans la même note, les autorités indiquent que, même si aucun lien n'est formellement établi à l'heure actuelle, de nouveaux effets secondaires ont été rapportés, en l'occurrence des «douleurs» physiques «chroniques». Une étude est en cours pour voir si elles sont dues au vaccin et quels sont les risques de survenue rapportés au nombre de personnes vaccinées.

«Nous voulons rassembler des données, y comprit à l'étranger pour que les experts puissent juger de la fréquence de survenue de ces douleurs», a précisé le responsable.

Des jeunes femmes au Japon ont notamment indiqué souffrir de douleurs fortes dans les pieds.

En France, la vaccination a également fait l'objet de polémiques, son efficacité ayant été remise en cause dès 2011 par un collectif de médecins alors que deux jeunes femmes vaccinées, qui se plaignaient entre autres de crises de paralysie, avaient par ailleurs saisi une commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux.

Globalement, plusieurs effets secondaires légers ont été confirmés dans 1% à plus de 50% des cas et trois types de réactions plus graves (avec une fréquence de 1 pour 4,3 millions de cas à 1/960 000 cas) ont déjà été répertoriés avec les deux vaccins actuellement disponibles, le Gardasil (laboratoire Merck) et le Cervarix (GSK).

Ces deux vaccins dits HPV permettent de se prémunir contre le virus du papillome humain (VPH, en anglais human papillomavirus ou HPV), responsable du cancer du col de l'utérus, un mal détecté chez environ 9 000 femmes de 20 à 39 ans par an au Japon. Quelque 2700 femmes en sont décédées en 2011.




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