Véronique Cloutier lance quatre nouvelles collections de vêtements en association avec le Groupe Marie Claire. Nous avons rencontré la populaire animatrice, pour qui la mode est un véritable plaisir.

Publié le 28 avril
Olivia Lévy
Olivia Lévy La Presse

C’est une Véronique Cloutier radieuse et enthousiaste que nous rencontrons dans un café de Griffintown, mercredi. On regarde évidemment tout de suite la manière dont elle est habillée, car elle porte les vêtements de ses nouvelles collections. « Je suis tellement bien dans cette surchemise beige, regarde, touche la matière, celle-ci fait partie de la collection Véro pour Marie Claire », lance-t-elle. « Et le pantalon, c’est San Francisco. »

On compte quatre collections signées Véro pour les quatre différentes enseignes du Groupe Marie Claire et pour toutes les silhouettes. Au total, c’est 128 pièces qui se retrouvent dès aujourd’hui dans les 300 boutiques à travers le Québec, le Nouveau-Brunswick et l’Ontario. Chaque enseigne a sa particularité, explique Véronique Cloutier. « Grenier, c’est davantage pour le quotidien, on est dans le confort, dans des pièces essentielles ; Marie Claire Boutiques, c’est plus raffiné, plus élégant ; San Francisco est l’enseigne qui est le plus dans la tendance, et Claire France s’adresse aux femmes portant des tailles 14+. »

  • Tailleur en lin, veston, 199 $, collection signée Véro, pour San Francisco, un coup de cœur de Véronique

    PHOTO FOURNIE PAR LE GROUPE MARIE CLAIRE

    Tailleur en lin, veston, 199 $, collection signée Véro, pour San Francisco, un coup de cœur de Véronique

  • Robe chemisier, 103 $, collection signée Véro pour Marie Claire Boutiques

    PHOTO FOURNIE PAR LE GROUPE MARIE CLAIRE

    Robe chemisier, 103 $, collection signée Véro pour Marie Claire Boutiques

  • Véronique porte un tricot beige, 68 $, et un jeans blanc, 60 $, de la collection signée Véro pour Marie Claire Boutiques.

    PHOTO FOURNIE PAR LE GROUPE MARIE CLAIRE

    Véronique porte un tricot beige, 68 $, et un jeans blanc, 60 $, de la collection signée Véro pour Marie Claire Boutiques.

  • Robe de la collection signée Véro pour Grenier, 79 $

    PHOTO FOURNIE PAR LE GROUPE MARIE CLAIRE

    Robe de la collection signée Véro pour Grenier, 79 $

  • Collection signée Véro pour Claire France. De gauche à droite : robe, 69 $ ; au centre, haut, 49 $, et short, 50 $ ; à droite, haut, 39 $, et jeans, 85 $.

    PHOTO FOURNIE PAR LE GROUPE MARIE CLAIRE

    Collection signée Véro pour Claire France. De gauche à droite : robe, 69 $ ; au centre, haut, 49 $, et short, 50 $ ; à droite, haut, 39 $, et jeans, 85 $.

  • Collection Claire France. À droite, robe fleurie, 89 $ ; au milieu, chemisier blanc, 49 $, et jupe plissée fleurie, 85 $. Véronique porte une surchemise beige et un jean.

    PHOTO FOURNIE PAR LE GROUPE MARIE CLAIRE

    Collection Claire France. À droite, robe fleurie, 89 $ ; au milieu, chemisier blanc, 49 $, et jupe plissée fleurie, 85 $. Véronique porte une surchemise beige et un jean.

  • Véro porte un polo, 59 $, de la collection signée Véro pour San Francisco.

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    Véro porte un polo, 59 $, de la collection signée Véro pour San Francisco.

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Les quatre collections sont composées de vêtements qui sont à l’image de l’animatrice. Des robes chemisiers en coton, un tailleur short en lin (un coup de cœur de Véro), un débardeur en tricot, des shorts, des jeans, un pantalon en Tencel et des jupes plissées ; des pièces qui peuvent s’agencer d’une collection à une autre. Notons que la collection Claire France pour les tailles 14+ est un mélange de pièces signées Véro pour San Francisco, Grenier et Marie Claire.

Je porte vraiment mes collections dans ma vie au quotidien, d’où l’importance que ça ressemble à qui je suis, que ça corresponde à mon style.

Véronique Cloutier

« Je fais ça parce que j’aime ça. Je ne mets pas juste mon nom sur une étiquette, c’est un vrai plaisir. J’adore les vêtements, j’adore m’habiller, alors pour moi, créer des collections, c’est un bonus dans ma vie. Ce n’est pas essentiel dans ma carrière, ce n’est pas avec ça que je gagne ma vie, c’est une cerise sur le sundae qui se fait dans le plaisir. »

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Chloé Mérineau, directrice de création des collections signées Véro pour le Groupe Marie Claire. Elle porte une jupe plissée fleurie Claire France qui fait partie des collections signées Véro.

« Véro est très intègre. Elle s’assume plus que jamais, dans son allure, mais aussi dans sa vie professionnelle », indique Chloé Mérineau, directrice de création des collections. Cette dernière a rencontré Véronique Cloutier il y a 12 ans, et elles sont devenues amies. C’est elle qui a eu l’idée de s’associer au Groupe Marie Claire. « C’est une entreprise québécoise familiale fondée en 1965. La famille Lafrance, ce sont des gens très humbles et discrets. Leur groupe est un très beau succès et être dans 300 points de vente, c’est une façon de rejoindre tellement de femmes », estime l’animatrice.

Cette dernière souligne qu’il y a eu certains compromis dans la création des différentes collections. « Je peux dire que je porte plus de la moitié des vêtements de mes collections, avec grand bonheur, tous les jours. Les couleurs sont neutres, comme j’aime, mais je sais que la clientèle aime les imprimés, ce que je porte moins. On a créé des imprimés fleuris, des rayures, des petits pois, ce qui correspond à des classiques », indique Véronique Cloutier.

Un style nouveau pour Marie Claire

On remarque que les collections signées Véro apportent un vent de fraîcheur et de modernité aux différentes enseignes du Groupe Marie Claire. Véronique Cloutier en est consciente. « Je pense qu’il y avait cette intention de rafraîchir un peu l’image de la marque, car les enfants ont repris la direction de l’entreprise familiale. C’est dans l’ordre des choses et c’est normal. »

PHOTO FOURNIE PAR LE GROUPE MARIE CLAIRE

La famille Lafrance, derrière le Groupe Marie Claire. De gauche à droite, Martin Lafrance, vice-président, Véronique Cloutier, Stéphanie Lafrance, directrice, et Marie Claire Lafrance, fondatrice du groupe Marie Claire.

Pour Stéphanie Lafrance, actionnaire et directrice développement de produits pour le Groupe Marie Claire, Véronique Cloutier apporte un grand rayonnement à la marque. « On souhaite faire parler de nous et rejoindre des femmes qui ne nous connaissent pas. Cette collection est très différente de ce que nous faisons d’habitude, avec le style, les couleurs, les matières. On espère attirer une nouvelle clientèle », dit-elle.

Les inspirations de Véro

Mais d’où vient l’inspiration de Véro ? « Je m’inspire beaucoup des blogueuses mode scandinaves. J’aime les couleurs neutres, les coupes épurées qui tombent bien, le contraste des espadrilles portées avec des vêtements plus chics, l’amour des belles matières. Pour ce qui est des vedettes, j’aime beaucoup Rosie Huntington-Whiteley, Hailey Bieber et Olivia Palermo. »

Véronique Cloutier privilégie désormais le confort avant tout. Elle veut se sentir à l’aise dans ses vêtements, autant à la télévision que dans la vie de tous les jours. « Je suis toujours en espadrilles ! Quand je mets des talons, je sais que c’est pour une courte durée. Je les porte pour un évènement qui va durer deux heures et je les enlève aussitôt », confie celle qui a toujours dans son auto une paire d’espadrilles ou de gougounes l’été.

Je n’ai plus envie de me sentir serrée dans mes vêtements, de rentrer le ventre, de me demander si on va voir mes seins ou ma bretelle de brassière, je n’ai plus envie de ça !

Véronique Cloutier

Est-ce l’effet de la pandémie ? « La pandémie a eu cet effet sur beaucoup de gens. On a retrouvé le confort. Je me rends compte que je me suis détachée de beaucoup de choses au niveau de mon image. J’ai fait des directs sur Instagram les cheveux sales, pas maquillée, ça m’a décomplexée et ça a vraiment changé beaucoup de choses dans mon rapport à mon image, et ça fait un bien fou ! »

Elle pense que les collections reflètent cet état d’esprit, un mélange de décontraction, de pièces plus chics et polyvalentes, et une grande liberté. « Ma fille Delphine, qui a 19 ans, m’emprunte du linge, j’aime ça ! Je me dis que je dois bien m’habiller, mais en même temps, je me demande si j’ai l’air de trop vouloir être cool et jeune… et après tout, je me dis qu’on peut bien faire ce qu’on veut, si on est bien, c’est ce qui compte. »

Quatre collections pour les quatre enseignes seront lancées chaque saison, celle d’été est déjà prévue pour le mois de juin. « On est en processus de développement, on est en rodage, c’est une première collection. Il y a des ajustements. J’ai tellement d’idées en tête, de désirs, ça va se réaliser au fil des saisons. »

Véronique Cloutier émet déjà le souhait de fabriquer certaines pièces au Québec, car actuellement, seulement 10 % des produits de l’entreprise sont faits ici. « Pour des raisons écologiques, la fabrication locale, c’est important à mes yeux. Cela a un coût, évidemment, ça se reflète sur les prix des vêtements et je sais que les femmes ont un budget serré, alors il faut trouver un juste équilibre. Est-ce qu’une partie de la collection pourrait être fabriquée ici ? Ça fait partie de la réflexion. »

Consultez le site de la collection Véro