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Publié le 28 janvier
Valérie Simard
Valérie Simard La Presse

La designer inuite Victoria Kakuktinniq collabore avec Canada Goose

Le projet Atigi revient pour une troisième année chez Canada Goose et c’est la designer inuite Victoria Kakuktinniq qui a imaginé les trois manteaux de cette minicollection. Des créations qui, dit-elle, célèbrent son héritage, sa communauté et son savoir-faire artisanal.

Le projet Atigi — « atigi » signifie « parka » en inuktitut – est un programme mis sur pied par le fabricant canadien de manteaux pour mettre de l’avant la culture inuite et soutenir l’emploi, l’éducation et la préservation de la culture dans le Nord canadien. Les profits liés au projet sont versés aux communautés inuites du Canada par l’entremise d’Inuit Tapiriit Kanatami (ITK).

PHOTO COURTNEY LARUE, FOURNIE PAR CANADA GOOSE

La designer inuite Victoria Kakuktinniq a créé la collection Projet Atigi 2022 avec Canada Goose.

Originaire de Rankin Inlet, au Nunavut, Victoria Kakuktinniq fabrique des parkas depuis 2014 avec sa marque Victoria’s Arctic Fashion (V. A. F.), établie dans son village natal. Elle a eu l’occasion de présenter ses créations lors des semaines de la mode de Toronto, de New York et de Paris. « C’est ma grand-mère, ma sœur et ma mère qui m’ont donné envie de coudre, raconte-t-elle, par courriel. En grandissant, elles ont toutes fabriqué des parkas et des vêtements pour garder notre famille au chaud. […] J’ai toujours été très inspirée par ces femmes inuites fortes et j’ai su dès mon plus jeune âge que je voulais apprendre à créer et à concevoir des parkas et des vêtements nordiques comme elles le faisaient. »

Sa vision du parka, qui allie les coupes modernes au style traditionnel, a été transposée dans sa collaboration avec Canada Goose. Elle y propose un parka, un manteau en duvet et un coupe-vent imperméable qui sont le reflet de son histoire. Les couleurs vert jade foncé, améthyste, azur foncé et noir, qu’on retrouve aussi dans ses propres collections, évoquent les aurores boréales qui dansent dans le ciel de son village. Elle a aussi créé une bordure de tatouage qui orne chacun des trois manteaux. « Ce motif spécifique représente les étapes clés de ma vie et ma force en tant que mère célibataire, explique-t-elle. C’est aussi un hommage à mes parents, qui m’ont guidée dans la vie et m’ont soutenue personnellement et professionnellement. »

Selon Victoria Kakuktinniq, un bon parka, pour le Nord, est fabriqué « avec des matériaux de bonne qualité et doté d’une capuche en fourrure, car le vent est rude ». « Si vous êtes sur la terre ferme, il faut aussi un bon parka qui n’est pas trop ajusté, qui laisse un peu de place pour les mouvements et qui est fabriqué avec des matériaux résistants à l’eau. En ville, vous verrez des styles plus ajustés, comme ma silhouette signature, fabriqués avec des matériaux et des systèmes multicouches qui retiennent la chaleur. »

En 2021, Canada Goose a annoncé qu’elle mettrait fin à l’achat de fourrure d’ici la fin de 2021 et cesserait d’en fabriquer au plus tard à la fin de 2022. Victoria Kakuktinniq ne croit pas que cette décision aura un effet sur l’appui de l’entreprise aux communautés du Nord.

« En tant que femme autochtone, je défends fermement l’utilisation et la promotion de la fourrure durable, poursuit-elle. En tant qu’Inuite, dont les communautés et les moyens de subsistance dépendent de la capacité à survivre dans le climat rigoureux de l’Arctique, et dont le mode de vie traditionnel est en harmonie avec la terre et l’abondance des ressources qu’elle fournit, il est impératif que je défende et que je reste fidèle à ce mode de vie traditionnel. »

La collection Projet Atigi 2022 est offerte dans les magasins Canada Goose et en ligne.

Consultez le site de Canada Goose
Consultez le site de Victoria’s Arctic Fashion

C’est tendance : le balaclava pour les temps froids

  • La marque montréalaise Odeyalo propose sa cagoule Lupita en plusieurs couleurs. Faite de coton, elle peut être portée seule ou sous une tuque par temps glacial. Prix : 60 $.

    PHOTO TIRÉE DU SITE WEB D’ODEYALO

    La marque montréalaise Odeyalo propose sa cagoule Lupita en plusieurs couleurs. Faite de coton, elle peut être portée seule ou sous une tuque par temps glacial. Prix : 60 $.

  • Le balaclava s’inscrit parfaitement dans l’ADN de Mamé, une entreprise qui sait rendre cool les vêtements au crochet. Tricotée à la main, cette cagoule en laine mérinos nécessite trois heures de crochet. Prix : 85 $

    PHOTO TIRÉE DU SITE WEB DE MAMÉ

    Le balaclava s’inscrit parfaitement dans l’ADN de Mamé, une entreprise qui sait rendre cool les vêtements au crochet. Tricotée à la main, cette cagoule en laine mérinos nécessite trois heures de crochet. Prix : 85 $

  • La graphiste et directrice artistique Danielle Sayer crée de colorés balaclavas au crochet pour les enfants et les adultes. Comme il s’agit d’une production artisanale, il faut suivre les arrivages. Le prochain est prévu le 10 février. Prix : entre 60 $ et 140 $

    PHOTO DAVID HYNES, FOURNIE PAR BBBALACLAVA

    La graphiste et directrice artistique Danielle Sayer crée de colorés balaclavas au crochet pour les enfants et les adultes. Comme il s’agit d’une production artisanale, il faut suivre les arrivages. Le prochain est prévu le 10 février. Prix : entre 60 $ et 140 $

  • La designer montréalaise Eliza Faulkner a utilisé ses restants de tissu pour fabriquer des cagoules « froufroutantes et fonctionnelles ». Faites d’un mélange de Tencel et de laine, elles peuvent être enfilées sous une tuque. Prix : 65 $

    PHOTO TIRÉE DU SITE WEB D’ELIZA FAULKNER

    La designer montréalaise Eliza Faulkner a utilisé ses restants de tissu pour fabriquer des cagoules « froufroutantes et fonctionnelles ». Faites d’un mélange de Tencel et de laine, elles peuvent être enfilées sous une tuque. Prix : 65 $

  • Les balaclavas sont aussi très populaires chez les enfants. Ici, un modèle en laine mérinos des P’tits Mösus, tricoté à Québec. Prix : 115 $

    PHOTO TIRÉE DU SITE WEB DES P’TITS MÖSUS

    Les balaclavas sont aussi très populaires chez les enfants. Ici, un modèle en laine mérinos des P’tits Mösus, tricoté à Québec. Prix : 115 $

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Il ne plaît certes pas à tous, mais force est de constater que le balaclava (passe-montagne) est l’une des tendances de l’hiver. Voilà quelques années qu’on remarque des mannequins cagoulés sur les passerelles des grands défilés, mais l’accessoire connaît une hausse de popularité cet hiver dans les rues et sur les réseaux sociaux. Sur TikTok, le mot-clic est rattaché à 141 millions de vidéos. Moschino, Balmain, Stella McCartney et Raf Simmons ont présenté leur version et on en trouve (ou trouvait, puisque de nombreuses boutiques sont en rupture de stock) dans de grandes enseignes comme Zara, H & M et Aritzia. Originellement associé à la guerre et non à la haute couture, le balaclava tient son nom de la ville ukrainienne de Balaclava, théâtre d’une bataille en 1854 pendant la guerre de Crimée, lors de laquelle les soldats britanniques ont porté cette cagoule pour se protéger du froid glacial. En coton ou en laine, le modèle en vogue en ce moment est celui de style capuche qui couvre la tête et le cou tout en laissant le visage dégagé. Voici quelques suggestions locales. Pour les tricoteuses, beaucoup de patrons sont offerts sur le site de Ravelry.

Consultez le site d’Odeyalo
Consultez le site de Mamé
Consultez le site de Bbbalaclava
Consultez le site d’Eliza Faulkner
Consultez le site des P’tits Mösus

Nouveauté : élégante journée en pyjama

  • Gisèle Banodji et Naomie Kamuanya ont démarré Élégance de soi en février 2021.

    PHOTO ÉTIENNE RANGER, LE DROIT

    Gisèle Banodji et Naomie Kamuanya ont démarré Élégance de soi en février 2021.

  • L’entreprise offre des robes de chambre et des pyjamas en satin, aux motifs du wax africain.

    PHOTO ÉTIENNE RANGER, LE DROIT

    L’entreprise offre des robes de chambre et des pyjamas en satin, aux motifs du wax africain.

  • Unie, cette robe de chambre possède une bordure en wax de coton.

    PHOTO ÉTIENNE RANGER, LE DROIT

    Unie, cette robe de chambre possède une bordure en wax de coton.

  • Chaque robe de chambre est vendue 59,99 $.

    PHOTO ÉTIENNE RANGER, LE DROIT

    Chaque robe de chambre est vendue 59,99 $.

  • La robe de chambre Lolita

    PHOTO FOURNIE PAR ÉLÉGANCE DE SOI

    La robe de chambre Lolita

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Les journées en pyjama prennent un tournant chic avec les pyjamas et robes de chambre de la jeune entreprise Élégance de soi. Inspirées par la nouvelle réalité pandémique et par leurs racines africaines, Gisèle Banodji et Naomie Kamuanya proposent des vêtements d’intérieur qui mettent de l’avant le tissu africain, adapté au style occidental. Devant le succès de leur première collection, écoulée sur Facebook, les deux Gatinoises, conseillères en ressources humaines, ont lancé leur boutique en ligne en décembre dernier. On y trouve cinq modèles de robes de chambre et deux pyjamas en satin, un pour hommes et un pour femmes. Ils arborent les motifs colorés qu’on trouve sur le pagne wax, un tissu d’origine néerlandaise, mais qui a intégré la culture africaine.

Le wax est fait de coton ciré, mais comme elles souhaitaient un tissu plus léger, les deux femmes se sont tournées vers le satin. Les pièces sont fabriquées au Togo. « On travaille avec des artisans, c’est fait à la main, précise Gisèle Banodji. On produit en petites quantités puisque chaque morceau est fabriqué individuellement et ça prend du temps. » « Chaque robe est unique », précise Naomie Kamuanya.

Les motifs varient au gré des collections. « Presque chaque année, il y a de nouveaux motifs de pagne qui sortent. On regarde ce qui est offert sur le marché africain, quel pagne est en vogue, les thématiques, et si ça s’adapte à ce qu’on fait, indique Gisèle Banodji. Il y a des motifs abstraits, des motifs qui représentent le quotidien des habitants et d’autres politisés. » Pour celles qui n’ont pas l’habitude des motifs colorés, des modèles plus sobres sont aussi offerts.

Consultez le site d’Élégance de soi

Santé mentale : des sacs qui ont de l’effet

IMAGE TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK DE PONY

Les sacs de la boutique Émotions infinies de Pony affichent désormais le numéro de téléphone de Suicide Action Montréal.

L’artiste Gabrielle Laïla Tittley, alias Pony, a décidé de ne pas faire la promotion de son entreprise sur les sacs de sa boutique de vêtements, Émotions infinies. Elle consacre désormais cette vitrine publicitaire à la prévention du suicide. Celle qui parle régulièrement de santé mentale à travers ses œuvres et sur les réseaux sociaux a obtenu l’accord de Suicide Action Montréal pour afficher le numéro de sa ligne téléphonique sur ses sacs. « J’ai envie que chaque passant qui croise quelqu’un avec un sac prenne conscience de la ressource », au besoin, a-t-elle expliqué sur les réseaux sociaux. « Avec tout ce qu’il se passe, ça serait complètement anormal de ne pas ressentir de tristesse ni de solitude par moments. Mais il ne faut surtout pas la garder à l’intérieur. Svp, de grâce, ne gardez pas cette noirceur trop longtemps pour vous. » « Il y a de la lumière un peu partout, promis. Faut juste un peu d’aide pour la trouver des fois. » Merci, Pony.

Consultez la page de Pony