(New York) Le créateur américain Christian Siriano a donné un coup de fouet jeudi à une Fashion Week new-yorkaise qui se cherche, mélangeant joyeusement les univers des comics, du cubisme et du glamour, début d’une séquence qui devrait le voir triompher aux Oscars dimanche.

Agence France-Presse

Ancré dans le paysage de la semaine new-yorkaise depuis ses 22 ans, le frêle designer en est devenu l’une des principales attractions depuis quelques années, à la faveur du retrait de quelques grands noms.

Cette saison, il a pris comme point de départ de sa collection automne 2020 les personnages et atmosphères du film Birds of Prey, tiré du monde des comics DC et sorti cette semaine.

« L’idée principale, c’était que nous avons tous une Harley Quinn en nous », a expliqué, au premier jour de la Fashion Week, Christian Siriano à l’AFP avant le défilé, évoquant le personnage principal du film partenaire de la collection.

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Ancré dans le paysage de la semaine new-yorkaise depuis ses 22 ans, le frêle designer Christian Siriano en est devenu l’une des principales attractions depuis quelques années.

Compagne du Joker, avec qui elle a rompu, Harley Quinn incarne une antihéroïne jusqu’au-boutiste, oscillant entre bien et mal.

Parti de cette figure de la bande dessinée, Christian Siriano voulait la rendre « plus romantique, plus belle, plus élégante ».

Pour ce faire, il n’a pas lésiné sur les paillettes et le scintillant, velours laqué, tissu moiré, il fallait briller.

Rien que d’habituel pour cet amateur de spectacle, qui y a ajouté sa touche glamour, avec des robes longues, des épaules renforcées, des volants, des franges, des revers, et des matières opulentes, beaucoup de velours notamment.

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Christian Siriano a ajouté sa touche glamour avec des robes longues, des épaules renforcées, des volants, des franges, des revers, et des matières opulentes, beaucoup de velours notamment.

Le designer a aussi invité le flamenco, avec ses volants et ses larges chapeaux cordobès, de même que, plus osé, le cubisme. Les dernières robes de la collection étaient ainsi toutes en angles.

Alors que la mode s’interroge avec de plus en plus d’insistance sur la pertinence du défilé, Christian Siriano est l’un des rares pour qui il demeure une évidence.

« La mode est tellement dure aujourd’hui », explique-t-il. « Donc si je n’avais pas ça (le défilé), certains de mes vêtements n’auraient plus de sens. […] C’est pour ça que je me lève tous les jours, parce que j’aime ce monde de rêve. »

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Le designer a aussi invité le flamenco, avec ses volants et ses larges chapeaux cordobès.

Le public s’y retrouve lui aussi, qui fait fête chaque saison à celui qui se révéla dans l’émission de téléréalité Project Runway.

« Je prends beaucoup de risques et je pense que cela intrigue les gens, j’espère », analyse le couturier de 34 ans. « Vous ne savez jamais qui sera assis au premier rang, ou ce que seront les formes » des vêtements, dit-il. « Je crois que c’est ce qui donne envie aux gens de revenir. »

Chouchou d’Hollywood et du monde du divertissement en général, Christian Siriano vit en ce moment une séquence infernale, avec son défilé jeudi et la cérémonie des Oscars dimanche.

« La moitié de mon équipe est au studio en ce moment » pour préparer les tenues que porteront celles qu’il habillera dimanche sur le tapis rouge, a-t-il confié avant le défilé. « C’est le plus dur qu’on ait jamais connu. »