(Helsinki) Privés de comptines et contraints depuis des mois de seulement fredonner les chants d’anniversaire, les écoliers d’Helsinki ont obtenu le droit lundi de rechanter à tue-tête, grâce à un allègement des restrictions contre la COVID-19.

Agence France-Presse

S’ils ne peuvent pas encore se tenir la main et doivent encore marquer une distance sociale, « les enfants peuvent à nouveau chanter », a déclaré à l’AFP Outi Salo, responsable de l’enseignement primaire de la capitale finlandaise.

Depuis l’hiver dernier, les élèves d’Helsinki avaient pour consigne de seulement fredonner, lèvres closes, pour leurs camarades de classe.

Les cours de musique se déroulaient, eux, sans chants, après une mise en garde des autorités sanitaires contre le risque de propagation de la COVID-19.

Selon les nouvelles directives envoyées aux chefs d’établissement, le chant a désormais de nouveau sa place dans les classes, mais doit avoir lieu en fin de cours.

Les salles de classe doivent ensuite être ventilées, et les enfants de plus de 12 ans doivent continuer à porter un masque, selon le quotidien Helsingin Sanomat.

Les opposants à la mesure avaient fait valoir que les municipalités voisines autorisaient leurs écoliers à chanter et que le chant dans les bars et les clubs de karaoké d’Helsinki était lui autorisé depuis juin.

La Finlande affiche un nombre de cas parmi les plus bas d’Europe depuis le début de la pandémie, avec un total d’environ 136 000 infections et 1054 décès pour 5,5 millions d’habitants.

La première ministre Sanna Marin avait annoncé début septembre que les dernières restrictions en vigueur pour lutter contre la COVID-19 seraient levées quand 80 % des plus de 12 ans seront complètement vaccinés, une barre qui devrait être atteinte d’ici octobre.