Parmi les images bouleversantes de civils ukrainiens fuyant les combats, bon nombre d’entre elles montrent des familles s’échappant avec leurs animaux domestiques à bout de bras. Anticipant l’arrivée imminente de réfugiés au Québec, l’organisme à but non lucratif Proanima s’est déclaré prêt à accueillir et héberger provisoirement leurs compagnons.

Mis à jour le 1er mars
Sylvain Sarrazin
Sylvain Sarrazin La Presse

« Proanima propose de prendre en charge temporairement les animaux des réfugiés, le temps pour eux de trouver une solution plus stable » a fait savoir l’organisme mardi matin, par voie de communiqué. De la nourriture pour animaux sera également offerte à ceux qui en auront besoin, est-il précisé.

L’OBNL, qui dessert un vaste territoire sur la Rive-Sud de Montréal, œuvre depuis 10 ans dans la gestion des animaux errants ou abandonnés, tout en offrant des services des services de prévention et d’éducation. C’est la première fois que Proanima est en mesure de fournir un soutien à des réfugiés fuyant un conflit. « Nous n’avions pas encore les ressources et le fonctionnement que nous avons aujourd’hui. Notre mission est de venir en aide aux animaux, mais aussi à leurs propriétaires », indique Dorothée Pâris, coordonnatrice aux communications. L’organisme compte sur l’expérience et du développement de nouveaux services, proposés depuis deux ans ou plus, pour soutenir les personnes en situation difficile.

L’appui destiné aux animaux des réfugiés s’adressera principalement à ceux qui arriveront dans la zone desservie par l’organisme. « Toute personne arrivant dans la province pourra tout de même nous contacter afin que l’on puisse lui donner les ressources et références nécessaires. Nous pourrions être un intermédiaire, au besoin », précise Mme Pâris.

De son côté, la SPCA de Montréal a également exprimé son soutien aux civils ukrainiens et à leurs animaux, parfois laissés sur place dans la fuite. « La SPCA est en communication avec plusieurs organismes internationaux de protection des animaux spécialisés en intervention d’urgence et que nous suivons de près les opérations de secours auprès des animaux victimes de la guerre » a souligné l’organisme dans une publication sur Facebook, lundi soir.

Le gouvernement du Québec s’est d’ores et déjà dit prêt à accueillir des réfugiés ukrainiens, la semaine passée. On ignore encore combien d’entre eux pourraient trouver asile dans la province. Plus de 660 000 personnes déjà ont fui l’invasion russe vers les pays voisins, a indiqué le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés, mardi.