(Montréal) L’Association des camps du Québec demande une aide financière de 10 millions de dollars au gouvernement pour pouvoir accueillir des milliers d’enfants dans les camps de la province à l’été. Elle exhorte en outre Québec à « mettre fin à l’incertitude » concernant la possible ouverture des camps de vacances, fermés l’été dernier.

Marie-Eve Morasse
Marie-Eve Morasse La Presse

Faisant le constat que « de plus en plus de parents veulent savoir comment va se passer l’été de leurs enfants », l’Association des camps du Québec (ACQ) dit qu’elle a bon espoir d’accueillir à l’été autant d’enfants en camp de jour qu’en période prépandémie.

Or, « les conditions d’opération des camps de jour pourraient s’avérer plus contraignantes », dit Éric Beauchemin, citant notamment le port du masque médical dans les écoles, qui pourrait aussi être imposé dans les camps de jour.

Ce qui va affecter les camps de jour, c’est ce qui a affecté les écoles cette année.

Éric Beauchemin, directeur général de l’Association des camps du Québec

L’aide financière accordée servirait notamment à mettre en place des mesures sanitaires renforcées.

Quant aux camps de vacances, où les enfants font des séjours prolongés, Québec n’a toujours pas statué sur leur possible réouverture. Pour certains d’entre eux, « il est déjà trop tard », note l’ACQ, qui souhaite un « message clair » du gouvernement d’ici les prochains jours.

« Les camps de vacances sont passés au travers [l’été dernier] », ils veulent maintenant reprendre leur rôle d’accueillir les enfants, ajoute M. Beauchemin.

Les camps de vacances, des « minivilles », devront eux aussi adapter leurs mesures sanitaires. « Tout est sur la table : tests préalables, isolement recommandé, accès à la vaccination pour notre personnel », illustre Éric Beauchemin.

Si Québec offre une aide financière, les deux tiers des camps de vacances sondés par l’ACQ ont dit qu’ils étaient prêts à ouvrir dans les conditions envisagées.