L’année 2020 fut à ce point marquante que de nombreuses personnes à travers le monde ont décidé de se faire tatouer sur le thème du coronavirus.

Publié le 18 janv. 2021
Sylvain Sarrazin
Sylvain Sarrazin La Presse

Les styles et les résultats sont des plus surprenants, pouvant séduire comme faire grimacer, qu’il s’agisse de représentations du virus lui-même, d’hommages à des figures marquantes du domaine de la santé ou encore d’un stigmate pour ceux ayant contracté la maladie.

PHOTOS TIRÉES DES COMPTES INSTAGRAM @CSMARCUM ET @KASEYTATTOOS

Le virus lui-même est représenté sous des formes artistiques parfois travaillées et colorées. Celui de gauche a été fait à Washington par le tatoueur David Cavalcante. Le second montre une mante religieuse en train de dévorer un coronavirus, réalisé par Kasey Tattoo, au New Jersey. « Celui-ci, je ne l’oublierai jamais ! », a commenté l’artiste au sujet de ce mandat.

PHOTOS TIRÉES DU COMPTE INSTAGRAM @LASVEGASLOOPY ET DE LA PAGE FACEBOOK CAVITE’S PRIDE TATTOO SHOP

On voit aussi des illustrations qui tendent plus vers le dessin animé. À gauche, une journaliste de Las Vegas exhibe son tatouage tout frais. À droite, une réalisation d’un studio aux Philippines.

PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK

En France, le controversé professeur Didier Raoult est particulièrement plébiscité à Marseille, où il exerce. Plusieurs locaux, comme Enzo de Carlo, n’ont pas hésité à encrer son visage sur leur peau, un travail effectué par sa conjointe Louisa Petri, a rapporté le quotidien 20 Minutes.

PHOTO TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK ROMAIN CAVELIER TATTOO

Oui, ceci est bien un tatouage d’Horacio Arruda sur un abdomen, représenté en boxeur prêt à en découdre. Il a été réalisé l’été dernier et signé par le Montréalais Romain Cavelier.

PHOTO TIRÉE DU COMPTE INSTAGRAM @BUBBANICHOLSON

On trouve aussi des candidats ailleurs au Canada, dont celui-ci, en Ontario, qui a eu recours aux services de l’artiste Alex Farquhar. Y est dépeint un tableau plus sombre, avec notamment cet inquiétant masque évoquant les médecins de la peste du XVIIe siècle.

PHOTO TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK DE JAMES LO

« Un tatouage pour nous rappeler que le coronavirus se répand », a simplement commenté ce particulier de Hong Kong, qui a opté pour un design plus tribal et symbolique.

PHOTO TIRÉE DU COMPTE INSTAGRAM @FRAGOSOMANAGER

Au Mexique, la producteur et animateur de télévision Rodrigo Fragoso a tatoué son avant-bras. Le thème de la survivance revient souvent et, dans ce même pays, un artiste mexicain a proposé de tatouer gratuitement ceux ayant contracté la COVID-19 et qui se sont rétablis.

PHOTO LUIS CORTES, ARCHIVES REUTERS

Il y a les tatouages pour témoigner que l’on a survécu, mais aussi ceux évoquant de tristes pertes. La Mexicaine Wendolin Garcia, qui a attrapé la maladie sans en mourir, a perdu quatre membres de sa famille à cause de la pandémie. Elle a décidé de réaliser cet encrage commémoratif à leur mémoire.