Au fil des chantiers et des années qui passent, Montréal change. Ici, des immeubles ont poussé en grappe, là, des commerces résistent tant bien que mal aux affres du temps. Car si la ville se modernise, elle ne s’embellit pas toujours. Grâce aux archives de La Presse, le photographe Alain Roberge a pu montrer certaines de ces transformations. Et le résultat de l’exercice est parfois étonnant.

Alain Roberge Alain Roberge
La Presse

« Depuis mon très jeune âge, je suis fasciné par l’évolution architecturale de Montréal, raconte le photographe Alain Roberge. Je me souviens de bâtiments qui n’existent plus : des pavillons d’Expo 67, de vieux bâtiments industriels du Sud-Ouest et des façades centenaires du centre-ville qui ont fait place à des constructions modernes. Pour ma mission, j’ai choisi dans les archives de La Presse des images qui ont entre 20 et 100 ans, pour ensuite aller sur le terrain et reproduire sensiblement les mêmes prises de vue. »

  • APRÈS : La place du Canada aujourd’hui. Le paysage a bien changé… au point où l’on ne voit même plus le mont Royal.

    PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

    APRÈS : La place du Canada aujourd’hui. Le paysage a bien changé… au point où l’on ne voit même plus le mont Royal.

  • AVANT : L’intersection des rues d’Iberville et Beaubien le 4 août 1961. Les tramways ne roulent plus depuis 1959, mais les câbles électriques surplombent toujours la rue.

    PHOTO JEAN-YVES LÉTOURNEAU, ARCHIVES LA PRESSE

    AVANT : L’intersection des rues d’Iberville et Beaubien le 4 août 1961. Les tramways ne roulent plus depuis 1959, mais les câbles électriques surplombent toujours la rue.

  • APRÈS : À part pour la disparition des fils électriques, le quartier ne semble pas avoir beaucoup changé en près de 60 ans.

    PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

    APRÈS : À part pour la disparition des fils électriques, le quartier ne semble pas avoir beaucoup changé en près de 60 ans.

  • AVANT : La rue Saint-Hubert, à l’angle de la rue Beaubien, en 1928. À droite, on aperçoit le théâtre Plaza, construit en 1922.

    PHOTO ARCHIVES LA PRESSE

    AVANT : La rue Saint-Hubert, à l’angle de la rue Beaubien, en 1928. À droite, on aperçoit le théâtre Plaza, construit en 1922.

  • APRÈS : Bien sûr, le chantier de la transformation de la portion commerciale de la rue Saint-Hubert est loin d’être terminé. N’empêche, l’endroit semble aujourd’hui nettement moins accueillant qu’au début du XXe siècle…

    PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

    APRÈS : Bien sûr, le chantier de la transformation de la portion commerciale de la rue Saint-Hubert est loin d’être terminé. N’empêche, l’endroit semble aujourd’hui nettement moins accueillant qu’au début du XXe siècle…

  • AVANT : Le Théâtre St-Denis, en 1925. À l’époque, c’était le plus grand cinéma de la métropole. Construit en 1915, il est resté ouvert jusque dans les années 70 avant d’être transformé en salle de spectacle dans les années 80. Il a été complètement rénové en 1998 et abrite maintenant deux salles de 2218 et 933 sièges.

    PHOTO ARCHIVES LA PRESSE

    AVANT : Le Théâtre St-Denis, en 1925. À l’époque, c’était le plus grand cinéma de la métropole. Construit en 1915, il est resté ouvert jusque dans les années 70 avant d’être transformé en salle de spectacle dans les années 80. Il a été complètement rénové en 1998 et abrite maintenant deux salles de 2218 et 933 sièges.

  • APRÈS : La façade du Théâtre St-Denis, rue Saint-Denis, dans le Quartier latin, a été modernisée, mais on peut toujours admirer le grand mur de briques qui porte le nom de l’endroit.

    PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

    APRÈS : La façade du Théâtre St-Denis, rue Saint-Denis, dans le Quartier latin, a été modernisée, mais on peut toujours admirer le grand mur de briques qui porte le nom de l’endroit.

  • AVANT : La rue Sainte-Catherine accueille depuis longtemps des dizaines de commerces parmi les plus courus en ville. Le 31 octobre 1959, on peut voir parmi les publicités affichées sur cet immeuble, à l’angle de la rue Peel, l’enseigne des « télénouvelles » de La Presse, où défilaient les manchettes du jour.

    PHOTO ARCHIVES LA PRESSE

    AVANT : La rue Sainte-Catherine accueille depuis longtemps des dizaines de commerces parmi les plus courus en ville. Le 31 octobre 1959, on peut voir parmi les publicités affichées sur cet immeuble, à l’angle de la rue Peel, l’enseigne des « télénouvelles » de La Presse, où défilaient les manchettes du jour.

  • APRÈS : Débarrassée de ses nombreuses réclames, la façade de l’édifice, qui accueille aujourd’hui une succursale de la chaîne H&M, est beaucoup plus sobre. 

    PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

    APRÈS : Débarrassée de ses nombreuses réclames, la façade de l’édifice, qui accueille aujourd’hui une succursale de la chaîne H&M, est beaucoup plus sobre. 

  • AVANT : Les travaux d’agrandissement de l’Édifice des Douanes du Canada vont bon train en ce 7 juin 1935, rue McGill, dans le Vieux-Montréal.

    PHOTO ARCHIVES LA PRESSE

    AVANT : Les travaux d’agrandissement de l’Édifice des Douanes du Canada vont bon train en ce 7 juin 1935, rue McGill, dans le Vieux-Montréal.

  • APRÈS : Le bâtiment de huit étages abrite aujourd’hui l’Agence des services frontaliers du Canada. La partie la plus récente de l’immeuble est complètement intégrée à l’ancienne.

    PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

    APRÈS : Le bâtiment de huit étages abrite aujourd’hui l’Agence des services frontaliers du Canada. La partie la plus récente de l’immeuble est complètement intégrée à l’ancienne.

  • AVANT : Un tramway électrique est stationné sur la place d’Armes, en 1919. À l’époque, la place se situe en plein cœur du quartier des affaires, qui va migrer vers le nord et l’ouest au milieu du XXe siècle.

    PHOTO ARCHIVES LA PRESSE

    AVANT : Un tramway électrique est stationné sur la place d’Armes, en 1919. À l’époque, la place se situe en plein cœur du quartier des affaires, qui va migrer vers le nord et l’ouest au milieu du XXe siècle.

  • APRÈS : Les tramways ont disparu depuis longtemps, mais l’édifice Quebec Bank Building, en pierre rouge, construit à la fin du XIXe siècle, est toujours là.

    PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

    APRÈS : Les tramways ont disparu depuis longtemps, mais l’édifice Quebec Bank Building, en pierre rouge, construit à la fin du XIXe siècle, est toujours là.

  • AVANT : Le Café Cléopâtre avait déjà pignon sur rue, boulevard Saint-Laurent, en 1985. Parmi les commerces des environs, en plein Red Light, on trouve encore quelques tavernes réservées aux hommes et des boîtes de nuit plus ou moins fréquentables.

    PHOTO JEAN GOUPIL, ARCHIVES LA PRESSE

    AVANT : Le Café Cléopâtre avait déjà pignon sur rue, boulevard Saint-Laurent, en 1985. Parmi les commerces des environs, en plein Red Light, on trouve encore quelques tavernes réservées aux hommes et des boîtes de nuit plus ou moins fréquentables.

  • APRÈS : Le boulevard Saint-Laurent a bien changé au sud de la rue Sainte-Catherine. Les façades de pierres ont pour la plupart été remplacées par un immeuble de verre beaucoup plus haut. On ne voit plus le siège social d’Hydro-Québec. Mais le Café Cléopâtre n’a pas changé d’un poil en 35 ans.

    PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

    APRÈS : Le boulevard Saint-Laurent a bien changé au sud de la rue Sainte-Catherine. Les façades de pierres ont pour la plupart été remplacées par un immeuble de verre beaucoup plus haut. On ne voit plus le siège social d’Hydro-Québec. Mais le Café Cléopâtre n’a pas changé d’un poil en 35 ans.

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