Trop, c’est trop. Ingrid Falaise ne veut plus qu’autant de personnes soient victimes de violence conjugale au Québec. Pour attirer l’attention des gouvernements sur l’urgence de la situation, elle demande le soutien de la population sur les réseaux sociaux.

Véronique Lauzon Véronique Lauzon
La Presse

Le triple meurtre à Pointe-aux-Trembles, la semaine dernière, a été la goutte qui a fait déborder le vase. « Juste au Québec, il y a 12 femmes qui meurent chaque année [tuées] par leur conjoint ou ex-conjoint. Trente tentatives de meurtre. Et là, ce sont aussi à nos enfants qu’on s’attaque. Il faut que ça cesse ! », dit l’auteure du livre Le monstre.

Lundi en fin de journée, elle a envoyé un message sur les réseaux sociaux pour demander à la population de la soutenir dans ses revendications. À tous ceux qui le souhaitent, elle demande de publier une photo d’eux avec le signe du « stop à la violence envers les femmes » et les mots-clics : #stopviolencefemmes, #stopfeminicide, #stopviolencefemme, #solidaritéaveclesfemmes dumondeentier.

« Dans le monde entier, on sent qu’il y a un mouvement. Il faut aussi emboîter le pas pour demander des changements. Il faut que la population se lève », explique Ingrid Falaise.

Elle espère notamment que des lois soient modifiées, que les « juges, policiers et avocats » soient mieux formés, que les peines soient moins clémentes envers les agresseurs et que plus de places soient offertes dans les maisons d’hébergement pour femmes.

Pour l’auteur du documentaire Face aux monstres, il n’y a qu’une manière d’y arriver rapidement : que les gouvernements s’impliquent.

« Dans le documentaire, je posais la question : ça va prendre combien de temps avant qu’ils réagissent ? Combien de femmes vont mourir avant qu’ils bougent les choses ? Il faut que la violence conjugale soit mieux reconnue », dit-elle.

« Unir nos voix, c’est la clé », ajoute-t-elle.

Elle espère maintenant que son cri du cœur sera entendu par les Québécois et que les mots-clics deviendront viraux dans les prochains jours.

> Consultez la pétition Mettre fin à la violence faite aux femmes et enfants