Le programme éducatif baptisé BERA pourrait réduire de 46 % les agressions sexuelles des jeunes femmes sur les campus universitaires, selon la chercheuse Isabelle Daigneault, du département de psychologie de l’Université de Montréal, qui mène un projet de recherche sur le sujet.

Jean Siag Jean Siag
La Presse

Cette version bonifiée du programme « Évaluer, reconnaître, agir » permettrait aux jeunes femmes de « reconnaître le risque d’agression plus rapidement, d’avoir un plus grand sentiment d’efficacité d’autodéfense ainsi qu’une meilleure connaissance des stratégies de résistance efficaces », croit Mme Daigneault, qui a mesuré l’efficacité du programme auprès d’étudiantes âgées de 17 à 24 ans dans différentes universités au pays.

« Pour chaque tranche de 13 femmes ayant pris part à BERA, on prévient une tentative d’agression sexuelle au cours de l’année suivante », évalue-t-elle.

Au Canada, une femme sur quatre a été victime d’une agression ou d’une tentative d’agression durant ses études.