Utilisées depuis deux siècles au Canada, la langue des signes québécoise (LSQ), la langue des signes américaine (ASL) et la langue autochtone des signes viennent d’être reconnues par Ottawa, à temps pour les élections fédérales de l’automne.

Nicolas Bourcier
La Presse

« C’est important qu’on ait accès à l’information rapidement, a déclaré, par l’entremise d’un interprète, le président de l’Action pour la reconnaissance de la langue des signes québécoise (LSQ) et de l’American Sign Language (ASL), Frank Folino. Nous sommes des citoyens qui avons des choses à dire et cette loi permettra sans doute de mieux nous faire entendre partout au Canada. »

Grâce à cette reconnaissance, M. Folino souhaite que les élus soient dorénavant accompagnés d’interprètes lors des conférences de presse et des débats, puisque « la langue des signes, c’est la première langue, la langue d’usage [de la communauté sourde] ».