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La crise frappe le marché mondial du luxe plus fort que prévu

Une femme marche devant la façade de la boutique Louis... (Photo: Bloomberg News)

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Une femme marche devant la façade de la boutique Louis Vuitton sur la rue du Rhone à Genève, en Suisse.

Photo: Bloomberg News

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Agence France-Presse
Paris

Le marché mondial du luxe devrait reculer bien plus que prévu en 2009, la crise économique bouleversant les comportements d'achat des consommateurs de produits haut de gamme, a expliqué mercredi le cabinet Bain & Company.

«Les marques de luxe doivent affronter la diminution des fortunes personnelles, la pression sur les prix et le ralentissement de la croissance des pays émergents», a-t-il résumé dans un communiqué publié à l'occasion de l'actualisation de son étude annuelle sur le luxe.

Le cabinet, spécialiste du secteur, anticipe un repli du marché mondial du luxe dans une fourchette de 15% à 20% au premier semestre, à taux de changes constants, avant un début de «stabilisation» au second semestre.

Sur l'ensemble de l'année, le repli atteindrait ainsi 10%, à 153 milliards d'euros, a calculé Bain, qui visait initialement une baisse comprise dans une fourchette de 3% à 7%.

«Les clients de produits de luxe dépensent moins, voyagent moins et sont moins confiants», et leur comportement de consommation évolue: s'ils restent fidèles aux grandes marques, ils privilégient désormais des articles «moins chers», a expliqué Claudia d'Arpizio, associée du cabinet.

Luxe et prix élevés «ne sont désormais plus synonymes», a relevé Joëlle de Montgolfier, directrice des études: les consommateurs n'hésitent plus à traquer les bonnes affaires et à attendre les périodes de soldes.

Autre changement notable, ils privilégient «les produits plus discrets». «L'ostentation est obsolète», résume Bain.

Conséquence, les maisons de luxe «sont confrontées à des pressions croissantes sur les prix et aux promotions décidées par les détaillants et les grands magasins haut de gamme», explique Mme d'Arpizio.

Les comptes des plus grands groupes du secteur souffrent de cette situation.

Mardi, l'italien Prada a annoncé une chute de 22% de son bénéfice net en 2008. Avant lui, le numéro un mondial du luxe, le français LVMH, avait fait état d'une croissance de ses ventes quasiment nulle au premier trimestre, avec une chute de son activité dans les vins et les spiritueux, l'horlogerie-bijouterie, et les parfums et cosmétiques.




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