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Marketing alimentaire: oubliez le goût, pensez au prix!

Au Food Network, le réseau de télévision canadien des gourmets, Betty Crocker... (Photo: archives Reuters)

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Photo: archives Reuters

La Presse

(Stéphanie Bérubé) Au Food Network, le réseau de télévision canadien des gourmets, Betty Crocker annonce son produit emblème du repas vite fait pas cher, le Hamburger Helper. Pour moins de 10$, nous promet-on, ce mélange de viande hachée, pâtes et sauce nourrit une famille de quatre personnes. Les publicités d'aliments bon marché se multiplient.

L'année dernière, pour vanter les produits Le Choix du président, Galen Weston s'est promenné dans les vergers canadiens. But de l'opération: vendre aux consommateurs des produits locaux et naturels. Maintenant, le charmant patron de Provigo pousse un chariot rempli de produits jaunes. But de l'opération: vendre des aliments pas chers.Les stratèges de l'alimentation ont revu leurs stratégies. En crise, il est grand temps de vendre un prix plutôt qu'un goût. On reviendra aux produits de luxe plus tard...

«Les épiceries ont tout avantage à mettre en évidence leurs marques maison qui sont moins chères, dit Yannik St-James, professeur de marketing à HEC Montréal. C'est miser sur un avantage concurrentiel.» Les détaillants qui ont une large gamme de produits ont effectivement cet atout dans leur manche et ils le sortent maintenant. C'est d'autant plus avantageux si, comme chez Provigo-Loblaws, ces produits moins chers sont d'un jaune criard. Les consommateurs les repèrent facilement et les distinguent bien des autres produits, explique Yannick St-James. «Une fois la crise passée, ils pourront revenir à leurs produits réguliers», dit-elle.

Le marketing alimentaire est une science difficile à maîtriser, avertit Pierre Parent, de l'agence Harry&Co. Car l'aliment n'est pas un produit banal. «Nourrir, c'est plus que simplement combler un besoin, dit-il. Il y a la préoccupation de bien manger. De bien nourrir sa famille. Et ça joue beaucoup sur l'estime de soi: je ne suis pas certain que les gens veulent se promener dans la rue Monkland avec un panier de produits jaunes.» Il est normal, dit-il, que les distributeurs et les transformateurs misent beaucoup sur les réductions de prix et leurs produits les moins chers maintenant. Mais ils doivent maintenir leur image de marque, leur image de bon goût. Pour qu'une fois la crise derrière nous, le consommateur se rappelle où il peut aussi acheter de l'huile d'olive vierge extra et des agrumes biologiques.




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