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L'agneau de Charlevoix: au menu du ministre, l'an prochain

Agneau braisé par le chef Daniel Vézina.... (Photo: archives La Presse)

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Agneau braisé par le chef Daniel Vézina.

Photo: archives La Presse

L'année prochaine, pour Noël, il n'y a qu'un plat au menu: l'agneau de Charlevoix. Le vrai, le certifié. Après des années de travail et d'études, le Québec s'apprête à adopter une première appellation officiellement protégée dans le cas des agneaux élevés selon des normes biens établies, bien strictes et dans Charlevoix.

Il s'agira d'une «indication géographique protégée», d'où l'importance d'être établi dans la bucolique région de Charlevoix. La France, et toute l'Europe, ont une longue tradition d'appellations. Le piment d'Espelette. Le Châteauneuf-du-Pape. Les lentilles vertes du Puy. Ici, le Conseil d'appellations réservées et de termes valorisants est à la veille d'accoucher de son premier bébé. On l'avait annoncé pour 2007. Puis espéré cette année. Mais les appellations ne sont pas adoptées à la légère, ce qui est tant mieux. Les producteurs d'agneaux ont planché très fort sur leur cahier des charges, qui définit dans les moindres détails ce qui fait que cet agneau est un produit du terroir et qu'il ne pourrait pas être fait ailleurs.

Ce qui fait que l'agneau de Charlevoix n'est pas un produit du folklore, mais bien un aliment unique qui mérite d'être reconnu. «C'est parce qu'on était les premiers que ç'a été si long», explique Lucie Cadieux, de la ferme Éboulmontaise, l'un des sept producteurs de l'agneau de Charlevoix. Le Conseil compte remettre son avis final au bureau du ministre de l'Agriculture le mois prochain et on chuchote (fort) qu'il sera favorable. Ne restera que la signature du ministre. Et comble de bonheur pour les producteurs, le ministre Lessard vient d'être reconduit dans ses fonctions, lui qui a promis l'appellation de l'agneau au printemps 2007.

Pour la première fois, trois cultivateurs québécois ont reconnu avoir utilisé les produits de la multinationale des OGM, Monsanto, sans lui payer les redevances. «Nous devons protéger notre propriété intellectuelle», a expliqué Monsanto Canada dans un communiqué publié lundi. Les deux parties se sont donc entendues et les trois producteurs de canola du Saguenay-Lac-Saint-Jean paieront 200$ de dédommagement, par acre de culture. Ils auraient normalement dû payer 15$ par acre planté, pour leur canola transgénique. Monsanto affirme avoir découvert le pot aux roses lors d'un «programme d'audit», sans préciser exactement comment ses inspecteurs ont pu prouver qu'il s'agissait bel et bien du canola de la maison.




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