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Traiter préventivement le Sida dans les pays pauvres est plus rentable

Une infirmière prend un échantillon de sang d'une... (PHOTO STEPHANE DE SAKUTIN, AFP)

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Une infirmière prend un échantillon de sang d'une étudiante dans une clinique mobile installée à l'école secondaire Madwaleni, près de Mtubatuba en Afrique du Sud.

PHOTO STEPHANE DE SAKUTIN, AFP

Agence France-Presse
Washington

Traiter de manière préventive les couples dont l'un des membres est infecté par le virus du sida est économiquement plus rentable dans les pays en voie de développement, selon une recherche publiée mercredi aux États-Unis.

Une thérapie antirétrovirale préventive permet de réduire le risque de transmission et de préserver la santé de ceux qui sont séropositifs, montre l'analyse d'un essai clinique mené en Afrique du Sud et en Inde, dont les taux d'infection au VIH sont les plus élevés au monde, et publiée dans le New England Journal of Medicine (NEJM) daté du 31 octobre.

«Cette étude démontre qu'un traitement antirétroviral commencé très tôt a non seulement des bienfaits cliniques à long terme pour les personnes traitées, mais est aussi économiquement excellent dans les pays à bas et moyens revenus» car cela réduit les coûts de la santé, souligne le Dr Rochelle Walensky, du Massachusetts General Hospital, un des auteurs de ces travaux.

En fait, ajoute ce chercheur, en Afrique du Sud, un tel programme permettrait d'économiser de l'argent car il réduirait le nombre d'infections, en particulier la tuberculose, contractées par les personnes séropositives, dont le système immunitaire est affaibli.

La thérapie antirétrovirale préventive permettrait de «sauver des millions de vie au cours de la prochaine décennie», affirme cette étude.

En 2011, la publication des résultats de plusieurs essais cliniques menés dans neuf pays ont montré qu'une thérapie antirétrovirale préventive - débutée avant que le système immunitaire ne s'affaiblisse - réduisait fortement le risque de transmission du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) ainsi que la survenue d'infections et d'autres problèmes de santé chez les séropositifs.

Les résultats de cette analyse publiée mercredi indiquent que, durant les cinq premières années du traitement, 93% des patients traités seront encore en vie contre 83% chez les patients non traités.

Selon le modèle, pendant les cinq premières années, les coûts potentiels des infections évitées en Afrique du Sud, surtout la tuberculose, surpasseront les coûts des antirétroviraux pris préventivement.




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