La molécule active dans le médicament Ritalin, habituellement prescrit aux enfants souffrant de troubles déficitaires de l'attention et d'hyperactivité, pourrait aider ceux qui sont devenus dépendants de la cocaïne, affirme une étude américaine publiée lundi.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Le professeur de psychiatrie Chian-shan Ray Li de l'Université de Yale a administré ce médicament psychotrope, le méthylphénidate, à des volontaires dépendants de cette drogue.

Les patients devaient ensuite effectuer des tâches sur ordinateur visant à tester le contrôle de leurs impulsions.

Les participants devaient appuyer rapidement sur une touche chaque fois que le signal «go» apparaissait sur l'écran. Mais de façon inopinée, l'ordre pouvait être rapidement suivi d'un «stop». Le sujet devait alors résister à sa première impulsion et ne pas presser la touche.

Les patients ayant reçu la molécule composante du Ritalin ont montré un contrôle de leurs impulsions supérieur à ceux à qui avait été prescrit un placebo, affirme l'étude publiée dans les «Proceedings of the National Academy of Sciences».

«La principale conclusion de ce travail est que le méthylphénidate améliore la capacité d'inhibition chez les patients dépendants de la cocaïne», concluent les chercheurs. Ils suggèrent que la molécule du Ritalin pourrait être utilisée pour le traitement des toxicomanes, dont la dépendance est liée à une perte de contrôle.