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Une Saoudienne opérée d'une tumeur de 18 kilos, un record

En 2005, Marlie Casseus, 14 ans, défrayait la... (Photo: archives Reuters)

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En 2005, Marlie Casseus, 14 ans, défrayait la manchette après que ses médecins eurent réussi à lui retirer une tumeur faciale de 7,26 kilos (16 livres). En guise de comparaison, la tumeur pelvienne retirée à une femme saoudienne en Allemagne fait près de 18 kilos (40 livres).

Photo: archives Reuters

Agence France-Presse
Berlin

Des médecins allemands ont ôté une tumeur maligne de près de 18 kilos au pelvis d'une Saoudienne, qui a dit «revivre» vendredi à Berlin devant la presse, alors qu'elle risquait de mourir.

C'est la plus grosse tumeur de ce type jamais retirée à un tel endroit, ont indiqué les médecins, lors d'une conférence de presse avec leur patiente.

«Je vais rentrer chez moi et me tenir debout devant tous ces médecins qui disaient qu'il n'y avait plus d'espoir», a déclaré cette femme de 35 ans, mère de trois enfants et dont l'identité n'a pas été révélée.

En 2004, cette Saoudienne résidant au Koweït s'était vu diagnostiquer une tumeur maligne du cartilage, appelée chondrosarcome. Elle avait refusé d'être amputée d'une partie du pelvis et de la jambe droite, comme le recommandaient des médecins koweitiens.

La tumeur a continué de se développer, jusqu'à atteindre la taille d'un ballon de plage en 2008, lors de l'arrivée en Allemagne de la patiente, qui ne pouvait alors plus uriner normalement et risquait une occlusion intestinale.

En certains endroits, la peau s'était même fendue et la tumeur sortait du corps.

Les médecins de la clinique Capital Health ont d'abord eu recours à la chimiothérapie pour réduire le volume du chondrosarcome. Cinq opérations, à des intervalles de deux à quatre semaines, ont ensuite été nécessaires pour tout ôter. Après la troisième, la patiente a pu à nouveau s'asseoir dans son lit, alors qu'elle vivait couchée depuis six mois.

Aujourd'hui, il n'y plus aucune trace de tumeur, selon les médecins.

La patiente doit encore subir une opération de chirurgie plastique destinée à lui reconstruire le pelvis et la hanche, à l'aide d'implants, a expliqué le Dr Heinz Zurbruegg.

«J'avais le sentiment de ne plus pouvoir continuer» à vivre, a dit la Saoudienne voilée de pied en cap, sous les yeux de son mari, employé d'un groupe pétrolier qui a pris en charge les coûts du traitement (plus de 100 000 euros). Elle est impatiente de rentrer chez elle: «je veux serrer mes enfants dans mes bras».




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