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Cancer de la prostate avancée: associer radiothérapie et hormonothérapie

Maria Cheng, Stephanie Nano
Associated Press
Londres

Le traitement des cancers avancés de la prostate par radiothérapie et traitement anti-hormonal divise par deux le nombre de décès, selon une étude effectuée sur des patients scandinaves et dont les résultats sont publiés sur le site en ligne du journal britannique The Lancet.

Aux États-Unis, cette combinaison thérapeutique représente le traitement standard depuis les années 90. Mais en Europe, de nombreux médecins l'évitent et utilisent le seul traitement anti-hormones, considérant que l'association des deux est un traitement difficile à supporter pour la plupart des patients.

Le traitement médicamenteux bloque la production de testostérone qui nourrit les cellules cancéreuses.

«Ce que cette étude nous montre, c'est que les hommes porteurs d'un cancer de la prostate bénéficient bien d'un traitement plus agressif», a déclaré le Dr Howard Sandler, du centre médical Cedars-Sinaï de Los Angeles, et porte-parole de la société américaine d'oncologie clinique.

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez les hommes, et frappe en général les plus de 50 ans.

Les chercheurs scandinaves ont suivi 875 hommes souffrant d'un cancer de la prostate avancé, au Danemark, en Norvège et en Suède.

La moitié d'entre eux environ a reçu un traitement anti-hormonal, alors que l'autre moitié avait droit à la combinaison traitement anti-hormonal-radiothérapie.

Près de huit ans après, 79 patients du groupe recevant la seule hormonothérapie étaient morts, alors qu'ils n'étaient que 37 dans le groupe ayant reçu le double traitement.

«Se contenter de donner des hormones aux patients ne suffit pas», a résumé Anders Widmark de l'Université Umea (Suède), un des auteurs de l'article. «Pour obtenir une importante augmentation du nombre de survivants, il faut ajouter la radiothérapie. Ça devrait être le nouveau traitement standard».

Cette étude a été financée par différentes associations sur le cancer scandinaves, l'Université Umea et les laboratoires pharmaceutiques Schering-Plough et Abbott, fabricants des médicaments utilisés dans l'étude.

Ajouter la radiothérapie au traitement médicamenteux a toutefois un coût en effets secondaires: au bout de cinq ans, les hommes ayant reçu le double traitement faisaient plus souvent état de fatigue, d'insomnie et de difficultés sexuelles.

Alors que cette association est recommandée aux États-Unis, tous les patients ne la reçoivent pas, souligne Sander. Selon lui, les hommes traités par simple hormonothérapie devraient en parler à leurs médecins pour ajouter la radiothérapie à leur traitement.

«Combiner les hormones et la radiothérapie devrait être disponible pour tout le monde», a déclaré Chris Parker, de l'Institut de recherche sur le cancer du Surrey, en Grande-Bretagne.




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