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«Bébés OGM»: l'OMS met en place un groupe d'études sur la manipulation génétique

Un chercheur chinois, He Jiankui, a annoncé dans... (Photo Kin Cheung, Archives Associated Press)

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Un chercheur chinois, He Jiankui, a annoncé dans une vidéo diffusée la semaine dernière sur YouTube la naissance de deux jumelles dont l'ADN a été modifié pour les rendre résistantes au virus du sida. Leur père est infecté par le VIH.

Photo Kin Cheung, Archives Associated Press

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Agence France-Presse
Genève

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé lundi la mise en place d'un groupe d'études sur la manipulation génétique après l'annonce par un scientifique chinois de la naissance de deux jumelles génétiquement modifiées, une première dans le monde.

Une telle manipulation « ne peut avoir lieu sans des directives claires », a commenté le responsable de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, devant la presse à Genève.

« L'OMS réunit des experts et nous travaillons avec les États membres [...] pour discuter des critères et des directives pouvant répondre aux problèmes éthiques et de sécurité au sein de la société », a ajouté l'ancien ministre éthiopien de la Santé.

Un chercheur chinois, He Jiankui, a annoncé dans une vidéo diffusée la semaine dernière sur YouTube la naissance de deux jumelles dont l'ADN a été modifié pour les rendre résistantes au virus du sida. Leur père est infecté par le VIH.

La condamnation a été générale dans la communauté scientifique chinoise et ailleurs dans le monde, et a suscité une dénonciation vigoureuse des autorités de Pékin, qui ont exigé la suspension des « activités scientifiques des personnes impliquées ».

Le groupe d'études de l'OMS est en voie d'être créé, a expliqué M. Tedros, sans présenter toutefois cette initiative comme une réponse directe à l'expérimentation chinoise.

Le responsable de l'OMS a refusé également d'envisager que certaines manipulations de gènes puissent à l'avenir présenter des avantages en matière de santé publique.

Les membres du groupe d'études « peuvent commencer leurs travaux en se posant cette simple question : "devons-nous même aborder cela" », a poursuivi M. Tedros, selon lequel le groupe d'études avait devant lui une « feuille blanche ».

« Nous devons être très, très prudents. [...] Nous ne devons pas nous engager dans la manipulation génétique sans tenir compte des conséquences non voulues », a encore dit le responsable.

Le groupe d'études, a-t-il indiqué, comprendra des universitaires, des experts de l'OMS et des spécialistes médicaux gouvernementaux.




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