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Des élèves montréalaises à Saskatoon pour leurs recherches sur les métaux lourds

De gauche à droite, les six élèves qui... (Image fournie par Canadian Light Source installations)

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De gauche à droite, les six élèves qui se sont envolées pour Saskatoon: Émilie de Granpré, Marie-Claude Montgomery-Verrier, Sidrah Alousi-Jones, Maya Hogue, Lyna Bourezane et Vanessa Debay.

Image fournie par Canadian Light Source installations

Hier matin, six élèves montréalaises de cinquième secondaire se sont envolées pour Saskatoon avec leur enseignant de sciences. Dans les prochains jours, elles feront des expériences poussées à l'un des joyaux de la physique fondamentale du pays, le Centre canadien de rayonnement synchrotron, qui n'accueille que quelques écoles chaque année.

Métaux lourds près des autoroutes

Les six élèves du Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie, à Outremont, se serviront des particules hautement énergétiques du Centre canadien de rayonnement synchrotron (CCRS) pour analyser les métaux lourds présents dans la terre près des autoroutes, qui sont produits par les gaz d'échappement des voitures captés par la neige et le sol. « Nous allons analyser l'impact possible de ces métaux lourds sur l'écosystème », explique Lyna Bourezane, l'une des élèves, en entrevue avec La Presse. « Nous avons pris des échantillons près de la route d'Oka et dans le parc des Faubourgs à côté du pont Jacques-Cartier. Notre échantillon témoin provient du refuge faunique Marguerite-d'Youville à Châteauguay. » C'est la quatrième fois que le pensionnat envoie une délégation au CCRS, dit Jean-Philippe Bolduc, le prof de sciences qui les accompagne à Saskatoon. « Les autres années, les élèves ont étudié la présence de métaux lourds dans les poissons se nourrissant dans les fonds des lacs, l'anatomie des abeilles des ruches installées sur le toit du pensionnat et un type de champignon capable de dégrader le plastique. »

Un an de préparation

Le dossier que doivent fournir les écoles pour être choisies par le CCRS est épais. Les élèves sont choisies au début du quatrième secondaire et doivent déposer leur candidature au début de l'automne suivant. « Le dossier est vraiment basé sur les personnalités des élèves et sur ce qu'on veut avoir comme rayonnement scientifique, explique Lyna Bourezane. Il faut montrer qu'on va avoir des retombées sur notre société. On a changé plusieurs fois de sujet l'an dernier. Au début, on voulait travailler sur les hormones ou les rayonnements radioactifs dans l'eau, mais les matériaux qu'il aurait fallu employer pouvaient être dangereux pour la santé. Finalement, on a plutôt ciblé les métaux lourds. » Chaque semestre, le CCRS accueille de trois à cinq groupes d'élèves, choisis sur cinq à dix propositions de partout au Canada. Le CCRS est situé à l'Université de Saskatchewan en raison de l'héritage de Gerhard Herzberg, prestigieux chercheur allemand qui s'y était réfugié après avoir fui le nazisme dans les années 30 et qui a obtenu en 1971 le prix Nobel de chimie.

Filles et sciences

La physique fondamentale est un domaine très masculin qui peine à augmenter la proportion de chercheuses. Le fait que le pensionnat est une école de filles augmente-t-il les chances de succès de sa candidature ? « Je pense que oui, dit Lyna Bourezane. L'un de nos buts en rentrant est de faire la tournée des écoles primaires du quartier pour parler de l'expérience et changer le mythe que la physique est un domaine masculin. J'ai été à un colloque à McGill, et il y avait très très peu de femmes. Je dirais 10 femmes sur 80 participants. » Se dirige-t-elle vers une profession scientifique ? « J'ai longtemps eu l'intime conviction que je serais astronaute, mais j'ai commencé à avoir des intérêts ailleurs, dit Mme Bourezane, dont l'une des revues favorites est Science et Vie. Alors j'ai décidé d'aller dans le programme Sciences, lettres et arts à Brébeuf ou à Grasset. »




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