Le Conseil Européen de la Recherche a lancé une campagne internationale pour courtiser des chercheurs de pointe dans le monde et les convaincre de venir travailler en Europe offrant des bourses de recherche allant jusqu'à 3,5 millions d'euros sur cinq ans.

Publié le 20 févr. 2012
AGENCE FRANCE-PRESSE

L'objectif de ce programme, lancé dimanche, est d'accroître le nombre de scientifiques non européens pour en compter plus de 500.

Actuellement seulement cent des 2600 bénéficiaires de ces fonds ne sont pas Européens, a précisé Donald Dingwell, le secrétaire général du Conseil créé en 2007 et dont le président est le professeur Fótis Kafátos.

Après le Canada, où il a participé à la Conférence de la Société américaine pour l'avancement de la science (AAAS) réunie ce week-end à Vancouver (Colombie Britannique, ouest du Canada), M. Dingwell prévoit de se rendre en Afrique du Sud, dans plusieurs pays d'Asie, en Amérique latine, en Russie, en Ukraine, aux États-Unis et au Mexique.

La principale condition pour qu'un chercheur se voie octroyer ces fonds de recherche européens, c'est de passer la moitié de son temps en Europe et de travailler dans une institution européenne de recherche.

«Ce programme est ouvert à tous dans le monde», a souligné M. Dingwell lors d'une conférence de presse en marge de la conférence de l'AAAS.

Une bourse de recherche emploie le plus souvent cinq chercheurs.

«Nous voulons montrer que l'Union européenne est attrayante pour les chercheurs pouvant être évalués par un groupe d'experts...», a-t-il poursuivi.

Le Conseil européen de la Recherche dispose d'un budget de 1,8 milliard d'euros pour ces bourses de recherche en 2013, a précisé M. Dingwell, un vulcanologue, Canadien d'origine venu s'installer en Europe dans les années 80.

Il a expliqué qu'il existait au sein de l'Union européenne un soutien politique fort en faveur de la recherche malgré la crise économique sur le vieux continent.

Mais M. Dingwell a reconnu que «l'intégration européenne vit une période délicate».

Nicole Boivin, une archéologue canadienne qui est allée s'installer à l'Université d'Oxford (GB) après avoir été retenue pour un financement de recherche de 1,2 million d'euros, a expliqué avoir sollicité ces fonds, car «le Conseil européen de la Recherche (CER) est ouvert à des projets multidisciplinaires.

En outre, le CER encourage de faire tomber les murs entre les différentes disciplines scientifiques.