Un radiotélescope révolutionnaire pour scruter les galaxies lointaines

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Le CHIME est le résultat d'une collaboration entre plusieurs universités nord-américaines, dont l'Université McGill, l'Université de Toronto et l'Université de Colombie-Britannique, et le Conseil national de recherches du Canada.

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La Presse Canadienne

Un nouveau radiotélescope a permis aux scientifiques de voir des éclats de lumière en provenance de galaxies lointaines, une découverte qui pourrait, selon eux, mener à une meilleure compréhension de l'univers et des systèmes stellaires.

L'appareil révolutionnaire, qui se trouve dans un observatoire situé au sud de Penticton, en Colombie-Britannique, est au coeur de l'expérience canadienne de cartographie de l'intensité de l'hydrogène (CHIME).

Le CHIME est le résultat d'une collaboration entre plusieurs universités nord-américaines, dont l'Université McGill, l'Université de Toronto et l'Université de Colombie-Britannique, et le Conseil national de recherches du Canada.

Deborah Good, une étudiante au doctorat de l'Université de Colombie-Britannique qui participe au projet, a expliqué que, contrairement aux radiotélescopes traditionnels, celui utilisé dans le cadre du CHIME était composé de quatre réflecteurs cylindriques disposés côte à côte contenant un total de 1024 antennes pouvant mesurer de brefs éclats de lumière dans le spectre des ondes radioélectriques baptisés «sursauts radio rapides».

Les sursauts radio rapides sont composés de photons, qui sont des particules de lumière pouvant être dispersées par les gaz ou la poussière présents dans l'espace. Plus ils sont loin, plus ils sont dispersés.

À l'origine, le radiotélescope a été conçu pour établir une carte de l'hydrogène et évaluer l'expansion de l'univers.

Selon Mme Good, la majorité des sursauts radio rapides ayant été détectés auparavant atteignaient environ 1400 mégahertz, ce qui explique pourquoi la découverte de sursauts de 580 mégahertz le 25 juillet était exceptionnelle.

Même si le radiotélescope est très sensible, repérer des sursauts radio rapides ressemble un peu à chercher une aiguille dans une botte de foin à l'aide d'une immense loupe, a ajouté la chercheuse.

«Si vous regardez au bon endroit, vous la trouverez. C'est juste difficile de deviner où est cet endroit exactement», a-t-elle indiqué.

Les ondes radioélectriques émanent naturellement des corps célestes et des éclairs, et les ondes lumineuses sont trop longues pour être normalement vues à l'oeil nu, à l'instar des ondes infrarouges et ultraviolettes.

En moyenne, le radiotélescope détecte de 2 à 50 sursauts radio rapides par jour. Après avoir mesuré un premier sursaut à 700 mégahertz, les membres de l'équipe ont commencé à se dire que c'était peut-être la fréquence la plus basse que l'appareil était capable de capter ou qu'ils ne cherchaient pas la bonne fréquence.

«Nous sommes un peu soulagés, effectivement, de voir des choses dans la partie la plus basse de la bande», a indiqué Deborah Good.

À ceux qui voient en les sursauts radio rapides un possible signe de vie extra-terrestre, Mme Good répond par la négative.

«Il existe une foule de théories présentement, mais nous sommes sûrs d'une chose: les extra-terrestres n'ont rien à voir là-dedans», a-t-elle affirmé riant.




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