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La voix de Stephen Hawking envoyée vers un trou noir

L'enregistrement de la voix synthétisée de Stephen Hawking... (Ben STANSALL, AFP)

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L'enregistrement de la voix synthétisée de Stephen Hawking a été envoyé dans l'espace au moment précis de son inhumation à Londres. Les cendres du chercheur britannique, décédé il y a trois mois à l'âge de 76 ans, ont été enterrées près des tombes des scientifiques Isaac Newton et Charles Darwin, en l'abbaye de Westminster. Sur cette photo, sa fille Lucy dépose des fleurs.

Ben STANSALL, AFP

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Agence France-Presse
Paris

Scientifiques de renom, politiques et anonymes ont rendu vendredi hommage à Stephen Hawking au cours de la cérémonie d'inhumation de l'astrophysicien en l'abbaye de Westminster, pendant laquelle un enregistrement de sa voix a été envoyé vers l'espace.

Stephen Hawking, photographié en 2015.... (Joel Ryan, Invision via AP) - image 1.0

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Stephen Hawking, photographié en 2015.

Joel Ryan, Invision via AP

Les cendres du chercheur, mort le 14 mars à l'âge de 76 ans après une vie dédiée à tenter de percer les mystères de l'univers, ont été enterrées près des tombes d'Isaac Newton et de Charles Darwin.

Dans le même temps, un enregistrement sonore de six minutes, comprenant la voix synthétisée du scientifique intégrée dans une composition du musicien grec Vangelis, a été envoyé vers le trou noir 1A 0620-00, le plus proche de la Terre, depuis une antenne parabolique de l'Agence spatiale européenne (ESA) située près de Madrid.

« C'est un beau geste, symbolique, qui crée un lien entre la présence de notre père sur cette planète, son voeu d'aller dans l'espace et ses travaux d'exploration de l'univers », a dit sa fille, Lucy Hawking.

Le message est tiré d'un discours prononcé par Stephen Hawking il y a quelques années, dans lequel il invite les hommes « à travailler ensemble pour sauver la planète », a fait savoir l'ESA. « C'est un passage très émouvant », a déclaré à l'AFP Mark McCaughrean, conseiller scientifique principal à l'ESA.

À l'abbaye de Westminster, le chercheur américain et prix Nobel de physique 2017 Kip Thorne a prononcé un discours d'hommage à Stephen Hawking, avec lequel il avait collaboré. Le professeur d'astronomie Martin Rees - membre de la Royal Society, la plus prestigieuse institution scientifique du Royaume-Uni-, et l'acteur Benedict Cumberbatch, qui avait incarné le scientifique dans un téléfilm, ont également pris la parole.

Dans l'assistance avaient notamment pris place le musicien américain Nile Rodgers, le physicien britannique Brian Cox, lui aussi membre de la Royal Society, et le chef du Parti travailliste britannique, Jeremy Corbyn.

Environ mille personnes, originaires de plus de cent pays étaient également présent. Elles ont été tirées au sort, parmi plus de 25 000 candidats.

« La contribution de Stephen Hawking à la science est aussi importante que celle d'Isaac Newton ou des autres personnes avec qui il est enterré », a jugé auprès de l'AFP Deborah Trevino, une Américaine de 65 ans, arrivée de Las Vegas avec son mari pour assister à l'inhumation. « C'était une personne extraordinaire, dont on devrait se souvenir pour toujours ».

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Stephen Hawking était reconnu pour ses travaux sur les trous noirs et sur l'origine de l'univers.

Cloué dans un fauteuil roulant, il avait déjoué les pronostics des médecins qui ne lui donnaient que quelques années à vivre après lui avoir diagnostiqué, à 21 ans, la maladie de Charcot.

Il était devenu une icône après la publication, en 1988, d'« Une brève histoire du temps », un ouvrage de vulgarisation scientifique qui explique les grands principes de la cosmologie, du Big Bang à la théorie des cordes.

Son génie scientifique et son sens de l'humour avaient fait de lui une figure populaire, bien au-delà des cercles de la physique. Sa mort avait suscité une pluie d'hommages rarement égalée pour un scientifique, de la reine Elizabeth II à la Nasa en passant par l'ancien président américain Barack Obama.

La cérémonie d'inhumation a salué non seulement sa contribution à la recherche scientifique, mais aussi sa persévérance à combattre une maladie incurable.

« Nous sommes très reconnaissants envers l'abbaye de Westminster de nous offrir le privilège d'une célébration rendant hommage à la vie extraordinaire de notre père, et de lui offrir une dernière demeure aussi illustre », ont remercié ses trois enfants, Lucy, Robert et Tim.




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