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Pas de Canadien à bord de la station spatiale avant 2017

Le passage spatial est fondé sur un système... (Photo Chris Hadfield, Archives PC)

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Le passage spatial est fondé sur un système de troc, le Canada amassant des «crédits» sur la base de sa contribution au développement de la station spatiale et ces crédits peuvent être échangés contre des voyages spatiaux. La plupart des crédits canadiens a été utilisée lors du séjour de Chris Hadfield (ci-dessus) qui a pris fin en mars 2013.

Photo Chris Hadfield, Archives PC

Peter Rakobowchuk
La Presse Canadienne

À moins d'une plus grande contribution du Canada à la Station spatiale internationale, il faudra beaucoup de temps avant de voir un autre astronaute canadien emmener l'unifolié en apesanteur.

Dans le meilleur des scénarios, il faudra attendre au moins jusqu'en 2017, car les vols sont complets jusqu'à la fin de 2016, selon ce qu'a indiqué le chef du bureau des astronautes de la NASA, Bob Behnken, en entrevue avec La Presse Canadienne depuis Houston, au Texas.

De plus, ce qui n'est guère encourageant, c'est que le Canada n'est même pas en position d'obtenir un laissez-passer pour l'un de ses deux astronautes encore actifs, David Saint-Jacques et Jeremy Hansen, qui poursuivent malgré tout leur entraînement.

Le passage spatial est fondé sur un système de troc, le Canada amassant des «crédits» sur la base de sa contribution au développement de la station spatiale et ces crédits peuvent être échangés contre des voyages spatiaux.

Sauf que le Canada a utilisé la plupart de ses crédits lors du séjour de cinq mois de Chris Hadfield qui a pris fin en mars 2013.

Selon Bob Behnken, les Canadiens ont une autre occasion en vue, mais «pas avant l'horizon 2019-2020, selon le solde des contributions à ce moment», a-t-il indiqué.

«S'ils voulaient voyager davantage, ils devraient malheureusement contribuer davantage à la station spatiale», a-t-il précisé sans ambiguïté.

Cependant, en septembre, Jeremy Hansen participera à la mission sous-marine NEEMO 19, où l'environnement se rapproche beaucoup de celui de l'espace. Il passera alors sept jours avec une équipe d'ingénieurs, de scientifiques et d'astronautes à une profondeur de 19 mètres à bord d'Aquarius, la seule station de recherche sous-marine au monde.

David Saint-Jacques a participé à une mission similaire en 2011.

L'ex-astronaute canadien Marc Garneau note que, depuis la mise hors service de la flotte de navettes spatiales américaines, en 2011, les voyages vers le laboratoire spatial géant sont moins fréquents.

Aujourd'hui député libéral, M. Garneau fait valoir que le Canada était fréquemment choisi parce qu'il contribuait de façon importante.

«Maintenant, nous devons attendre derrière les Américains, les Européens, les Japonais et les Russes pour que notre tour vienne», a-t-il expliqué lors d'une récente entrevue.

Il s'est cependant dit optimiste de voir le Canada agir en partenariat avec d'autres programmes spatiaux internationaux pour accroître les chances de renvoyer un Canadien dans l'espace.

«Ça pourrait être quelques années après le grand vol de Chris Hadfield. En ce sens, ça semble avoir ralenti», a indiqué l'ex-astronaute, tout en rappelant qu'il y a un autre volet au programme, moins spectaculaire et médiatisé que les vols d'astronautes, mais dont l'impact est beaucoup plus grand pour les Canadiens.

«Le programme spatial canadien continue avec le volet des vols non habités, c'est-à-dire la technologie pour les satellites de communication et les satellites d'observation de la Terre, dont la fonction est beaucoup plus utile à un plus grand nombre de personnes ici au Canada», a dit M. Garneau.

Il a toutefois reconnu que la contribution canadienne à la station spatiale a été hypothéquée par la décision du gouvernement conservateur, il y a un an, de réduire les budgets de l'Agence spatiale canadienne, dont il a été président de 2001 à 2005.

«Il y a des gens très spécialisés qui ont perdu leur emploi à l'agence spatiale et des programmes qui ont été coupés. Il y a des conséquences quand on coupe des programmes. On ne peut pas les reprendre immédiatement quand l'argent va revenir. C'était très, très mal avisé de la part du gouvernement conservateur», a-t-il déploré.




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