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Le fils de Chris Hadfield à l'arrière-scène

Chris Hadfield et son fils Evan devant une... (Photo: PC)

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Chris Hadfield et son fils Evan devant une réplique d'une fusée Proton, au cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan.

Photo: PC

Produire des vidéos. Alimenter les réseaux sociaux. Informer son père de ce qui se passe sur Terre. Seize heures par jour, sept jours par semaine, Evan Hadfield s'est consacré à partager avec la planète les aventures de son père en mission à bord de la Station spatiale internationale.

«J'ai fait le travail d'arrière-scène pour que mon père n'ait pas à le faire, précise l'homme de 28 ans. Si un volcan entrait en éruption, je le lui faisais savoir pour qu'il le photographie. Quelqu'un devait l'informer pour qu'il publie des photos et fasse des commentaires pertinents et ancrés dans l'actualité.»

Ce travail a été fait bénévolement depuis l'Allemagne, où Evan vit aujourd'hui. «J'ai décliné un emploi très intéressant pour me consacrer à ce que mon père fait, précise-t-il. J'ai jugé que ça avait plus de valeur pour moi et pour l'humanité.»

Evan Hadfield s'anime lorsqu'on l'interroge sur ses motivations. «Tout le monde aujourd'hui veut dire aux autres comment penser, lance-t-il. Mon père et moi partageons une philosophie différente. On a voulu lancer des questions plutôt que des réponses.»

Il donne l'exemple d'une photo prise par son père montrant l'Angleterre de nuit, complètement illuminée. Plusieurs internautes ont alors demandé à Chris Hadfield de prendre position contre la pollution lumineuse.

«Faire ça revient à créer deux camps: ceux qui disent qu'il y a trop de lumière et ceux qui disent que ce n'est pas grave, compare Evan Hadfield. On a plutôt voulu laisser les gens se forger leur propre opinion.»

Il admet être surpris par l'ampleur de la réaction. Au dernier compte, Chris Hadfield était suivi par plus de 970 000 abonnés sur Twitter, davantage que Bill Clinton ou Mick Jagger.

«En décembre, je vous aurais dit que j'espérais que quelques centaines de personnes portent attention à la mission. Alors oui, je suis surpris, honoré et ému devant ce qui se passe.»

Il est conscient que l'intérêt du public retombera, mais croit qu'une minorité de gens auront été touchés de façon authentique par l'aventure.

«Dans 20 ans, on verra sûrement des gens dire qu'ils ont été inspirés par mon père quand ils étaient enfants, comme lui a été inspiré par Neil Armstrong il y a 40 ou 50 ans.»




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