La navette spatiale américaine Atlantis va finir par atterrir dimanche malgré le mauvais temps qui recouvre Cap Canaveral.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Mais la Nasa devra peut-être se résoudre à récupérer son orbiteur à l'autre bout du pays.

Pour la deuxième journée consécutive, les sept astronautes installés depuis 12 jours à bord de la navette ont fait leurs préparatifs d'atterrissage pour rien: l'agence spatiale américaine a annulé au dernier moment les retours sur Terre qui étaient prévus au Centre spatial Kennedy en Floride.

Motif: les intempéries qui n'en finissent pas de balayer Cap Canaveral depuis près d'une semaine. Samedi soir, le ciel semblait enfin se dégager quelque peu, mais de gros nuages menaçaient toujours la région après les fortes averses de la journée.

«Les prévisions pour demain sont un peu meilleures», a déclaré à l'AFP un porte-parole de la Nasa, Allard Beutel.

Mais face aux caprices du temps en Floride, la Nasa devra peut-être accepter de voir atterrir Atlantis sur la base d'Edwards en Californie (ouest) où la météo est au beau fixe.

L'agence spatiale a jusqu'à présent tout fait pour éviter ce cas de figure, car il lui faudra ensuite rapatrier Atlantis sur le dos d'un Boeing 747 à Cap Canaveral, sa base de lancement, pour un coût de près de 2 millions de dollars.

Au pire, en cas de problèmes techniques, la navette pourrait rester en l'air jusqu'à lundi au plus tard, mais la Nasa ne souhaite pas prendre des risques, a expliqué M. Beutel.

Dès jeudi, les astronautes ont reçu l'ordre d'éteindre certains ordinateurs de bord pour économiser l'électricité, au cas où il leur faudrait prolonger leur voyage.

En fonction des ultimes prévisions météo, la Nasa risque de décider au dernier moment du lieu de l'atterrissage.

La première «fenêtre» d'atterrissage s'ouvre à 10H11 (14H11 GMT) au Centre Kennedy, suivie d'une deuxième à 11H40 (15H40 GMT) à Edwards et d'une dernière à Kennedy à 11H49 (15H49 GMT).

La décision finale de retour sur Terre doit être prise 90 minutes avant l'atterrissage. Une fois le feu vert donné, aucune annulation n'est possible, la navette n'ayant pas de moteurs indépendants qui lui permettraient de reprendre de l'altitude.

Atlantis a effectué avec succès une mission de réparation et de modernisation du télescope Hubble qui, depuis 19 ans dans l'espace, a révolutionné la connaissance des origines de l'univers grâce à l'examen des galaxies lointaines.