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L'ESA veut développer la prévention des collisions dans l'espace

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Cette image réalisée à l'ordinateur et transmise par l'Agence spatiale européenne illustre les 12 000 objets qui seraient approximativement en orbite autour de la Terre.

Photo: AFP

Agence France-Presse
Darmstadt

L'agence spatiale européenne (ESA) a annoncé jeudi vouloir mettre au point un réseau européen d'observation des débris spatiaux pour tenter de limiter les risques de collision, y compris entre satellites comme cela s'est produit récemment.

«L'objectif c'est de pouvoir offrir dans 2 ou 3 ans des services précurseurs, qui permettront, entre autres, d'émettre des alertes en cas de risques de collision», a expliqué Nicolas Borbrinsky, du centre européen des opérations spatiales, en clôture de la la 5e Conférence internationale sur les débris spatiaux organisée par l'ESA à Darmstadt (ouest de l'Allemagne).

«Pour l'instant, nous avons des données insuffisantes, essentiellement américaines, mais nous avons déjà des installations et un savoir-faire qu'il faut fédérer et sur lequel nous devons capitaliser», a-t-il ajouté.

L'agence européenne affiche un très grand retard sur les États-Unis, puisque les Européens peuvent suivre des débris d'un mètre de diamètre, avec une précision d'un kilomètre, là où la Nasa suit des objets de 10 cm avec 100 m de précision.

«Il faut distinguer la détection des débris et leur suivi, qui permet de prévoir leur trajectoire et de calculer les risques de collision», a souligné Heiner Klinkrad, responsable de la question des débris spatiaux à l'ESA.

Depuis un an, des tests ont été menés avec le télescope de Wachtberg (nord-ouest de l'Allemagne), le radiotélescope d'Effelsberg et le système d'antennes Eiscat, situé en Suède, Norvège et Finlande.

«Avec ces installations, on a pu détecter des objets ayant environ un centimètre de diamètre, et suivre des objets de 4 centimètres», a expliqué M. Klinkrad.

Mais le projet de système de surveillance est encore à un stade très précoce. «On en est encore à sonder nos clients, c'est-à-dire les membres de l'agence, et tous ceux que ces services pourrait intéresser, pour savoir ce qu'ils attendraient d'un tel réseau», a précisé M. Klinkrad.

En février 2009, un satellite commercial américain de la société Iridium a été détruit après une collision avec un satellite militaire russe hors d'usage, dans ce qui est considéré comme l'un des premiers accidents majeurs de ce genre dans l'espace.




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