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Trois Européens prêts à simuler un voyage vers Mars

Deux touristes de l'espace prennent part à une... (Photo: archives AFP)

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Deux touristes de l'espace prennent part à une séance de simulation de marche en apesanteur, près de Moscou.

Photo: archives AFP

Agence France-Presse
Paris

Trois Français et un Allemand âgés de 28 à 40 ans, prêts à passer 105 jours confinés pour simuler un vol habité vers la planète Mars, ont été présentés jeudi à Paris par l'Agence spatiale européenne (ESA).

Deux d'entre eux seront enfermés, dans un premier temps pendant 105 jours, aux côtés de quatre Russes, dans une installation de l'Institut russe pour les problèmes biomédicaux (IBMP), à Moscou à partir de mars 2009.

Les deux autres serviront de «doublures» et se tiendront prêts à remplacer les titulaires en cas problème.

Les quatre élus, sélectionnés parmi 5680 candidats des 18 États membres de l'ESA, sont les Français Cédric Mabilotte, 34 ans, doctorant en relations internationales et ingénieur en systèmes informatiques, Cyrille Fournier, pilote d'Airbus A320 âgé de 40 ans, Arc'hanmael Gaillard, un ingénieur de 32 ans, ainsi que l'Allemand Oliver Knickel, un ingénieur de la Bundeswehr (armée allemande), âgé de 28 ans.

«Le processus de sélection a été similaire à celui des astronautes» prenant en compte les qualifications professionnelles, la santé et la motivation, a expliqué Martin Zell, de la direction des vols habités de l'ESA.

Les six «cobayes» vont tester au sol les conditions d'un vol vers Mars que la Nasa espère réaliser en 2037. Ils se verront assigner des expériences en télémédecine, microbiologie, immunologie, physiologie et psychologie.

Leur environnement sera «étroit» et «pas celui d'un hôtel confortable», a ajouté M. Zell, qui a souligné que «la compatibilité des membres d'équipage était très importante».

L'expérience de 105 jours, qui permettra de tester les équipements et les protocoles des expériences, doit être suivie fin 2009 par un test d'une durée de 520 jours, correspondant au temps nécessaire pour aller sur Mars (250 jours), y rester un mois et en revenir (240 jours).

Les Européens ont insisté pour que soit réalisée une telle période probatoire alors que «les Russes seraient partis directement pour les 520 jours», a encore dit M. Zell.




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