Vous voyez les signatures de nos journalistes, éditorialistes, photographes et chroniqueurs. Or, des dizaines d’artisans de l’ombre travaillent chaque jour à soutenir le journalisme de qualité et ont tous à cœur la mission de La Presse. Faites connaissance aujourd'hui avec Isabelle Gonthier, journaliste au pupitre web depuis 2012.

Publié le 23 déc. 2020
La Presse

Son travail

« Le pupitre web a comme principale tâche d’alimenter le site LaPresse.ca et l’application mobile. Les articles proviennent généralement de nos journalistes et des agences de presse, mais il nous arrive d’écrire rapidement quelques paragraphes lorsqu’un évènement majeur se produit. Nous devons relire les textes, les corriger, les modifier, les adapter, trouver un titre et une photo. Ensuite, nous enrichissons le contenu avec des éléments pertinents (photos secondaires, citation, vidéo, tweet, etc.). Une fois que l’article est édité, nous décidons quelle place il occupera dans nos manchettes.

Nous sommes également responsables de l’envoi des alertes. La rapidité d’envoi peut entraîner une vague de visites sur nos plateformes alors on essaie de devancer nos concurrents.

Il y a aussi des pupitreurs affectés à la vidéo. Leur mission est de trouver des images pour accompagner nos articles. De plus, ils peuvent s’inspirer des tendances qui circulent sur les réseaux sociaux. Enfin, ils effectuent le montage, rédigent le texte accompagnant les images et traduisent au besoin. »

Ce qui la rend fière

« J’adore les évènements que l’on suit en direct ou les grosses nouvelles qui tombent sans prévenir pour la fébrilité qui s’en dégage. Les soirées électorales dans la salle de rédaction sont aussi des moments particuliers. L’atmosphère qui y règne ne se produit pas souvent. Le travail d’équipe est au niveau maximal. C’est aussi toujours agréable d’être les premiers à envoyer une alerte et battre les concurrents!

Aussi fou que ça puisse paraître, j’ai été influencée par les séries Lance et Compte et Scoop dans le choix de mon métier. J’étais jeune et j’ai « allumé » sur le fait que le métier de journaliste combinait ma passion pour le sport et l’information.

J’aime bien travailler dans l’ombre. Je pense avoir plus de plaisir à travailler à la production, dans différentes sections, que de couvrir un beat. J’adore faire des recherches pour trouver un extrait précis, une publication sur les réseaux sociaux ou une photo mentionnée dans un article.

La Presse est un média qui jouit d’une grande notoriété et qui offre de l’information de qualité. Le produit final est un effort collectif auquel j’aime contribuer. »

Les qualités requises pour être un bon pupitreur

« Je crois que les pupitreurs doivent avoir une bonne culture générale et être curieux. Nous sommes appelés à travailler dans plusieurs sections et c’est bon de se tenir au courant de l’actualité, peu importe la section à laquelle nous sommes affectés. Un exemple, pouvoir reconnaître des individus sur des photos et faire des liens entre des évènements. La connaissance du français est un atout extrêmement important, car nous sommes souvent le dernier filtre avant la publication. Il faut aussi pouvoir travailler sous pression. Quand « ça déboule », il faut agir rapidement, être précis et éviter les erreurs. Enfin, la rapidité d’exécution et la capacité à travailler en équipe sont essentielles. »