Chaque semaine, les journalistes et les chroniqueurs de La Presse se dévoilent et nous racontent les dessous de leur métier. Cette semaine, François Cardinal nous parle du rôle de l’équipe éditoriale et de ce qui constitue pour lui une journée idéale.

LA PRESSE

La Presse : En plus d’être éditorialiste en chef, vous êtes également directeur principal de la section Débats. En quoi cela consiste-t-il ?

François Cardinal : Je reçois tous les textes des lecteurs et des experts qui veulent participer au débat public. Nous sommes à une époque où tout le monde a sa voix sur les réseaux sociaux ; on reçoit donc plus de 100 000 lettres par année de gens qui trouvent important de publier leur point de vue dans une tribune crédible. On a des choix déchirants à faire, mais on tente toujours d’avoir la plus grande diversité d’opinions sur les sujets de l’heure.

LP : Comment décrirais-tu ta journée idéale ?

FC : C’est lorsque la moitié de ma journée est consacrée au journalisme, c’est-à-dire parler aux gens, appeler des experts, lire, entretenir mes sources, participer à des événements, et l’autre moitié à m’asseoir seul devant mon écran et à écrire. Le processus journalistique avant l’écriture d’un éditorial, c’est primordial. Plus on est au fait de ce qui se passe, meilleure est notre réflexion.

LP : Quel est le rôle de l’équipe éditoriale à La Presse ?

FC : C’est de prendre position à tous les jours sur les grands sujets d’actualité, non pas pour dire aux lecteurs quoi penser, mais pour alimenter la réflexion.

LP : Quel est le lien entre la salle de rédaction et l’équipe éditoriale ?

FC : Il n’y a aucune influence de l’équipe éditoriale sur la salle de rédaction. Même que la tradition anglo-saxonne veut qu’il y ait à la fois une séparation symbolique et physique entre l’équipe éditoriale, qui prend position au nom du quotidien, et les journalistes qui font un travail objectif dans la salle de rédaction. C’est le cas à La Presse.

Le journalisme de qualité est au cœur de la mission de La Presse. Nous comptons entre autres sur les contributions des lecteurs pour nous soutenir. Nous avons bon espoir d’atteindre, à terme, notre grand objectif de 5 000 000 $ par année, soit 42 000 lecteurs qui versent de façon récurrente 10 $ par mois.

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