Les quotidiens jouent un rôle démocratique d'importance en misant sur les faits et la rigueur, mais aussi en publiant des opinions de tous les horizons. Et surtout, en ouvrant ce débat public aux lecteurs.

Publié le 26 janv. 2019
FRANÇOIS CARDINAL
FRANÇOIS CARDINAL LA PRESSE

À l'ère numérique, les citoyens ont accès à de nombreuses tribunes personnelles, comme les blogues et les réseaux sociaux. Mais aucune n'a l'impact des grands médias écrits, qui donnent à la fois une visibilité et une crédibilité aux lettres signées par les lecteurs.

C'est ainsi qu'il y a chaque année plus de textes de lecteurs envoyés à La Presse que l'année précédente. Preuve de l'importance des grands médias écrits, qui constituent encore aujourd'hui une arène publique de choix pour ceux qui veulent participer au débat collectif.

Imaginez : pour l'année 2018 seulement, tout près de 100 000 messages ont été envoyés à la section Débats de La Presse en réaction à des textes ou à l'actualité.

Déjà énorme, ce chiffre l'est plus encore quand on le compare aux textes transmis ces dernières années. En 2013, les lecteurs avaient fait parvenir un peu plus de 17 000 textes. En 2015, on en comptait 65 000. Et en 2017, 92 000.

Le virage technologique a notamment ça de bon : il permet aux lecteurs d'envoyer plus facilement et plus rapidement leur opinion. Et il permet aussi à La Presse, grâce à son application tablette, d'accorder plus de place que jamais à ces contributions.

Chaque année, La Presse publie des milliers de lettres de lecteurs, de façon à leur donner la place qu'ils méritent.

Ces textes s'ajoutent à ceux des collaborateurs réguliers de la section, comme Lysiane Gagnon, Boucar Diouf, Pascale Navarro, Jocelyn Coulon, Gérard Bouchard, Isabelle Picard, Julie du Page et Marc Séguin.

C'est une bonne chose que les citoyens aient accès à Facebook, Twitter et autres réseaux sociaux, mais les médias écrits nous rappellent chaque jour qu'une société n'est pas que l'addition d'intérêts particuliers, de communautés isolées et de conversations parallèles.

En fait, la multiplication des tribunes rend celles des quotidiens encore plus importantes, parce qu'elles donnent une marque de crédibilité à toutes ces contributions personnelles.