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Les 13 trolls de Noël terrorisent les petits Islandais

Du 12 au 24 décembre inclus, les 13... (PHOTO: AFP)

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Du 12 au 24 décembre inclus, les 13 pères Noël islandais viennent un par un en ville où ils sont aussi attendus que craints par les plus jeunes.

PHOTO: AFP

Agnes Valdimarsdottir
Agence France-Presse
Reykjavik

Ils sont treize, ils sont petits, aussi laids que méchants, ils vivent dans les montagnes sauvages et terrorisent les garnements: ces trolls qui peuplent le folklore et l'imaginaire des enfants en Islande sont pourtant leurs pères Noël.

«Les pères Noël sont des trolls du folklore islandais (et) sont par nature méchants», explique à l'AFP une spécialiste des traditions de l'île, Steinunn Gundmundardottir.

Du 12 au 24 décembre inclus, ils viennent un par un en ville où ils sont aussi attendus que craints par les plus jeunes.

Ainsi, une centaine d'enfants dirigés par un elfe tout de vert vêtu chantent en choeur dans une salle du Musée national à Reykjavik. Malgré l'air entraînant, la peur est palpable.

Et soudain Stekkjastaur surgit, habillé d'un traditionnel pull de laine islandais, de knickers et d'un bonnet rouge vif... comme son nez.

«Non seulement je suis le premier père Noël à venir en ville, mais je suis également l'aîné», lance-t-il en frappant du pied et en jetant des regards sévères aux enfants plus effrayés que rassurés par la grosse barbe grise qui lui dévore la moitié du visage.

«Y a-t-il quelqu'un ici capable de me dire d'où vient mon nom ?», interroge la créature.

Tremblantes, quelques mains se lèvent. Puis les plus hardis lancent leur proposition à la cantonade: «Parce que vous êtes raide ?», «Parce que vous buvez le lait des moutons ?»

Effectivement, Stekkjastaur, ou le Balourd de la Bergerie, aime à s'introduire dans les bergeries pour téter les brebis, mais ses genoux raides l'empêchent de se baisser aisément.

Un par un, ses douze frères rendront visite aux enfants chaque nuit jusqu'à Noël: Giljagaur (Grand dadais du caniveau), Stufur (Courtaud), Thvorusleikir (Lécheur de cuiller), Pottasleikir (Racleur de pot), Askasleikir (Lécheur de bol), Hurdaskellir (Claqueur de portes), Skyrgamur (Gobeur de yaourt), Bjugnakraekir (Chipeur de saucisses), Gluggagaegir (Mateur aux fenêtres), Gattathefur (Sniffeur aux portes), Ketkrokur (Crochet à viande), Kertasnikir (Mendiant de chandelles).

Au cours des siècles, «ils sont devenus un peu plus gentils, mais parfois quand même ils taquinent et peuvent même aller jusqu'à dérober», explique Mme Gundmundardottir.

Le changement de caractère de ces créatures vient peut-être d'une loi de 1746 interdisant aux parents d'effrayer leurs enfants avec les trolls et les Pères Noël, selon elle.

«Mon frère Hurdaskellir est un peu une brute. Toutes ces portes qu'il claque peuvent parfois faire peur aux petits enfants», concède Stekkjastaur qui s'affirme, lui, sans reproche.

Leurs parents en revanche, Gryla et Leppaludi, sont les plus laids et les plus cruels des ogres ayant jamais foulé la terre islandaise et peut-être même la planète.

«Il est devenu rare que Gryla fasse bouillir dans sa marmite un enfant pas sage. Nous essayons de l'en empêcher», assure Stekkjastaur.

Contrairement à leur cousin bonhomme du Pôle Nord, les Pères Noël islandais ne passent pas par la cheminée.

Avant chacune des treize nuits précédant la Nativité, les petits Islandais déposent sur le rebord de la fenêtre une chaussure avec un présent différent selon le Père Noël attendu. En échange, ils espèrent des bonbons ou un petit cadeau.

Mais si l'un des Pères Noël n'est pas satisfait de la conduite de l'enfant, il déposera une lettre de remontrances ou, pire encore, une pomme de terre.

«Je me souviens de la première fois où j'ai retrouvé une pomme de terre dans ma chaussure (...) j'ai pleuré. J'étais terriblement déçue que le Père Noël ait considéré que je m'étais mal conduite et ne méritais qu'une patate au lieu d'un joli jouet», raconte Margret Yr Ingimarsdottir, 25 ans.

Pourtant, elle avoue qu'elle «n'y réfléchira pas à deux fois» avant d'infliger la même déception à sa fille si celle-ci la mérite.




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