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Produits et matériaux dernier cri

Jean-Jacques Laplac et le toit vert léger Xero... (Photo Martin Martel, Le Soleil)

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Jean-Jacques Laplac et le toit vert léger Xero Flor. Les parties visibles : le couvert végétal d'orpin et le matelas de feutre pour la rétention d'eau

Photo Martin Martel, Le Soleil

Gilles Angers
Le Soleil
François Lalande, de DEMILEC, présente des échantillons de... (Photo Martin Martel, Le Soleil) - image 1.0

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François Lalande, de DEMILEC, présente des échantillons de polyuréthanne giclé DEMILEC. Le plastique et le soya entrent maintenant dans la composition de l'isolant.

Photo Martin Martel, Le Soleil

Avec, comme toile de fond, le développement durable, le salon Contech, vitrine des technologies du bâtiment et des matériaux de construction du dernier cri, qui a eu lieu récemment à Québec, a fait voir, entre autres, de la mousse isolante giclée au soya, une toiture sandwich et un toit vert léger.

 Mousse isolante au soya

 De marque AirMétic Soya, il s'agit d'un isolant au polyuréthane giclé à l'huile de soya. Il est produit à Boisbriand par Demilec, société qui l'a conçu et qui le distribue, du reste, partout en Amérique du Nord.

 «Il est sans mal pour la couche d'ozone, l'huile de soya remplace l'huile pétrolifère, sans compter l'incorporation d'éclats de bouteilles de plastique liquéfié», explique le directeur au marketing et au soutien technique de DEMILEC, François Lalande.

 Comme les polyuréthannes giclés de même nature, il est pare-air jusqu'à boucher sans décollement le pourtour des fenêtres, pare-vapeur et isolant (R18 intrinsèquement, sur 3 po d'épaisseur). Enfin, il ne s'applique qu'à la lance. AIRMÉTIC SOYA est employé dans la construction d'immeubles multilogements Novoclimat, entre dans la composition des maisons Équilibrium (SCHL) «à consommation énergétique zéro» de Hudson, axée sur l'approche passive de chauffage et de refroidissement, et de Verdun, laquelle est pourvue de panneaux photovoltaïques ou solaires. M. Lalande se félicite de l'accroissement du rendement énergétique et de l'herméticité des maisons par la mousse de polyuréthanne giclée. Mais il constate qu'elles sont plus grandes que jamais.

 Prix approximatif au pied carré, mise en place comprise : 3,50 $. Peut être installée à l'extérieur, à l'intérieur, sur les toits cathédrale durant la construction, contre les murs de fondations et même sur la chape de béton du sous-sol.

 La multinationale BASF fait aussi profession de recherche et développement, puis de fabrication de mousse isolante giclée sans dommage pour la couche d'ozone. Ses produits-vedettes Walltite, Enertite et Neopor sont eux-mêmes enchâssés dans la maison Équilibrium Alouette d'Eastman. À l'école secondaire des Hauts-Sommets de Saint-Jérôme, dans les Laurentides, les mousses Walltite et Enertite ont été jumelées, chacune suivant sa destination, pour un coefficient d'isolation de 36.

 Lors du salon Contech, BASF devait procéder au lancement de sa mousse Walltite nouvelle, comprenant du matériel recyclé. Comme, semble-t-il, il reste à la multinationale quelques ficelles réglementaires et administratives à attacher, elle le fera d'ici décembre. «Pour l'instant, bouche cousue quant à sa composition», oppose le directeur national des ventes et de la commercialisation des produits de polyuréthanne BASF, Pierre Couture.

 Renseignements : AIRMÉTIC SOYA (DEMILEC) : airmetic.soya.com, 1 866 437-0223 BASF : basf.com; 514 341-5411

 Toit sandwich

 C'est une «idée» d'IKO, multinationale manufacturière de revêtements de toit et d'isolants rigides dont les quartiers généraux sont situés en Ontario. Directeur technique de la société pour le Québec, Michel Paré explique : le toit sandwich commence au pontage (contreplaqué ou acier) de la toiture, qu'il soit plat ou incliné; un pare-vapeur (film de bitume entre deux feuilles de papier Kraft) s'y superpose; ensuite, une formation rigide de polyuréthanne de 3 po d'épaisseur; puis un panneau dit «asphaltique» sur lequel repose le couvrement final. Comme, par exemple, du bitume modifié (élastomère) en deux couches.

 Outre ses caractères isolant, imputrescible et pare-vapeur, le toit sandwich ne nécessite pas d'entretoit, avec fermes et membrures. Idéal pour un plafond cathédrale, intéressant pour donner plus de hauteur à des pièces, spécialement si elles sont de superficie réduite. «Elles les font paraître grandes», assure M. Paré. À moins que dans d'autres, on ne veuille remplir le vide de caissons ou d'ornements architecturaux, comme dans les résidences aristocratiques. En revanche, si vous habitez une maison ancestrale et que vous découvrez dans l'entretoit de pignon des solides poutres brutes, mais que le temps a anobli, vous pouvez supprimer le plafond et les mettre au jour.

 À condition toutefois de libérer le pontage, de le surmonter du «sandwich». «Le produit est couvert par le Plan de garantie de l'Association des maîtres couvreurs du Québec», assure M. Paré. Prix par pied carré : 6 $.

 Renseignements : iko.com; 514 645-0615; 1 800 361-5836 (demander le centre d'affaires du Québec); Association des maîtres couvreurs: amcq.qc.ca; 1 888 973-2322

 Toit végétal léger

 Vous avez fait votre deuil du toit végétalisé dont vous rêviez parce que votre toiture n'était pas suffisamment structurée pour le soutenir? Xero Flor (du nom même de la multinationale allemande qui, en sa qualité de pionnière des toits verts, en a fait la conception) pourrait vous faire remettre votre projet dans la mire.

 Xero Flor consiste en une natte de terreau de 3,5 cm (1,2 pouce) avec, dessous, un feuil géotextile pour en empêcher la désintégration, du moins jusqu'à son installation. Sur le terreau pousse de l'orpin (sedum) qui s'accorde avec les sols faibles en nutriments, les sécheresses (peut jaunir comme le gazon et reprendre ses couleurs, avec le retour de pluies) et tolère le piétinement, pour peu qu'il soit raisonnable.

 «Il comprend huit variétés de fleurs. Les blanches, les roses et les jaunes préfèrent le plein soleil. Le sedum, dans son terreau, est produit en Ontario. On le roule comme la pelouse pour son transport. Il peut tenir plusieurs dizaines d'années et est presque sans entretien», précise le distributeur Xero Flor pour le Québec, Jean-Jacques Laplace.

 Une membrane, coiffée d'un fil entremêlé, est posée immédiatement sous la natte pour que les racines puissent s'entortiller. Puis prend place un matelas de deux feutres absorbants, en coton recyclé, pour la rétention de l'eau. Ensuite, une seconde membrane à fil entremêlé, dirigée vers le bas cette fois, sert de passage du trop-plein d'eau vers le drain. Puis, une pellicule «antiracines». Finalement, le substrat en PVC (Sarnafil de Xero Flor) ou autre sur le pontage même du toit.

 Par ailleurs, le système Xero Flor s'accorde aux toits inclinés, mais d'au plus 30º.

 Prix au pied carré : de 10 $ à 15 $, installation incluse, mais sur une toiture déjà étanchée, aux solins et bordures déjà faits. Poids à saturation d'eau : 12 livres par pied carré.

 «Le système est léger. Cependant, cela ne nous soustrait pas à l'obligation de faire vérifier la résistance de la toiture par un ingénieur», recommande M. Laplace.

 Il rappelle, enfin, qu'un toit vert identique de 450 000 pieds carrés surmonte un pavillon industriel de Ford, au Michigan. Ce toit naturalisé chasse l'austérité et peut, en principe, être fréquenté. À vol d'oiseau, l'immeuble s'efface. On croit à un pré.

 Renseignements : xeroflor.ca; 514 247-5470

 




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