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Rénover sans se faire rouler

Après trois ans de préparation, Nicolas Castonguay et...

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Après trois ans de préparation, Nicolas Castonguay et Caroline Lanctôt se sentent enfin d'attaque: le chantier démarrera en février, soit tout juste deux mois avant l'arrivée de bébé.

Nicolas Castonguay et Caroline Lanctôt s'apprêtent à transformer le deuxième étage de leur cottage en véritable chantier. Avant l'arrivée de leur deuxième enfant, ils rénoveront la salle de bains et réaménageront l'espace pour créer une troisième chambre.

 Après trois ans de préparation, le couple se sent enfin d'attaque: le chantier démarrera en février, soit tout juste deux mois avant l'arrivée de bébé. Si tout va bien, les ouvriers mettront un mois à compléter leur travail.

«Ni Caroline ni moi ne nous y connaissons en rénovation, admet d'emblée Nicolas Castonguay. Lorsque je veux réparer quelque chose, je le brise. Alors oui, nous sommes un peu vulnérables face à un professionnel. Disons que nous avons posé beaucoup de questions!»

Le couple a trouvé dans l'annuaire téléphonique l'entrepreneur à qui il allait confier plusieurs dizaines de milliers de dollars. Ses critères? Le prix, mais la confiance aussi.

«Nous avons rencontré deux professionnels. Le coût total des travaux de l'entrepreneur que nous avons retenu était moins élevé, mais le courant a aussi bien passé entre nous, raconte M. Castonguay. C'est important: il va passer plusieurs semaines chez nous!»

Le père de famille et sa femme ont tout de même vérifié ses compétences auprès de la Régie du bâtiment. Cinq jours plus tard, l'organisme les rassurait. L'entrepreneur a bel et bien les qualités requises pour mener le chantier, et aucune plainte n'a été portée contre lui dans le passé.

«C'est clair que c'était une étape inquiétante parce qu'on peut se faire passer un sapin, ajoute Caroline Lanctôt. À force de parler avec des gens qui ont vécu une situation semblable, on s'y connaît un peu plus, mais il y a toujours une part de l'aventure qu'on ne peut pas contrôler. Il faut apprendre à faire confiance.»

Malgré tout, il existe des moyens pour faire un choix éclairé. D'abord, poser les bonnes questions à au moins trois entrepreneurs, suggère la Régie du bâtiment. «Les consommateurs sont alors en mesure de mieux comparer, rappelle Marjolaine Veillette, conseillère en communication pour la RBQ. Il est toutefois préférable de s'assurer que l'estimation est gratuite. Habituellement, elle l'est.»

Difficile toutefois de bâtir un questionnaire d'entrevue complet quand on n'a aucune idée de la façon dont ont refait des divisions ou un nouveau plancher. L'Association provinciale des constructeurs d'habitations du Québec (APCHQ) rend toutefois la tâche plus facile aux profanes. Elle a conçu un questionnaire type fort utile.

Outillé de cette grille d'évaluation, les propriétaires demanderont notamment aux entrepreneurs de leur refiler les coordonnées de clients chez qui ils ont réalisé des projets semblables au leur. Ils noteront aussi si le professionnel respecte ses rendez-vous ou avise de ses retards. Un bon indicateur du respect de ses engagements le moment des travaux venu.

La Régie du bâtiment ajoute à ces questions une vérification fondamentale. L'entrepreneur a-t-il une véritable adresse? Si sa carte ne compte qu'un numéro de boîte postale, il y a lieu de se méfier, prévient Mme Veillette.

Une histoire de prix?

Attention aux charmes du prix «d'ami», préviennent la Régie du bâtiment et l'entrepreneur Richard Sirois, président de Précellence. Derrière un prix alléchant, se cachent peut-être une mauvaise planification et des garanties insuffisantes.

«Habituellement les clients vont choisir le prix, parce qu'il savent que deux c'est plus petit que quatre, résume M. Sirois. Ils ne connaissent pas le reste, alors ils se basent sur la partie de la conversation qu'ils comprennent. Le plus sûr, c'est de développer son projet avec une entreprise reconnue et de confiance. Avant de se marier, on apprend à se connaître, non?»

Gare aux travaux faits au noir, ajoute Marjolaine Veillette. Au-delà des considérations morales, la conseillère en communication prévient que les possibilités de recours en cas d'insatisfaction sont pratiquement nulles sans contrats valable. «Quand un entrepreneur travaille au noir, il n'a en principe pas de licence, explique-t-elle. Or, pour posséder un permis, il doit démontrer des compétences dans un domaine. C'est exactement comme embarquer dans un taxi dont le chauffeur n'a pas de permis de conduire. Il ne causera peut-être pas d'accident, mais avec un permis il prouverait au moins ses compétences.»

À la veille de se lancer dans les travaux, Nicolas Castonguay et Caroline Lanctôt ont une confiance absolue en leur entrepreneur. Ils se sont toutefois mis quelques milliers de dollars de côté, parce qu'inévitablement, croit Caroline, les coûts dépasseront les prévisions. Même avec un professionnel fiable.

S'il en reste, ce sera notamment bébé qui en profitera. Sa toute nouvelle chambre beige et rouge vin n'en sera que plus jolie.

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Pour trouver la grille d'évaluation de l'APCHQ, rendez-vous au www.apchq.com.

 




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