Au printemps, les infiltrations d'eau sont courantes dans les sous-sols des maisons, mais la source de ces infiltrations ne se situe pas nécessairement sous le niveau du sol. Dans bien des cas, elle peut provenir du toit, des fenêtres ou des murs, pour ensuite couler dans les murs et ressortir au plancher du sous-sol. Voici quelques exemples et les causes de ces problèmes.

Yves Perrier (collaboration spéciale) LA PRESSE

Au printemps, les infiltrations d'eau sont courantes dans les sous-sols des maisons, mais la source de ces infiltrations ne se situe pas nécessairement sous le niveau du sol. Dans bien des cas, elle peut provenir du toit, des fenêtres ou des murs, pour ensuite couler dans les murs et ressortir au plancher du sous-sol. Voici quelques exemples et les causes de ces problèmes.

 Les solins à maçonnerie

 Lors de la réalisation d'un parement de maçonnerie, les solins d'étanchéité autour des fenêtres et au joint de la fondation sont souvent déchirés ou percés par les briques ou les pierres. Les parements de maçonneries ne sont pas étanches aux pluies poussées par le vent. Après une vingtaine de minutes, la pluie pénètre derrière la brique et tombe à la verticale. Si les solins sont fissurés, l'eau peut alors pénétrer dans les murs. Pour régler ce problème, il faut enlever les briques situées au-dessus des fenêtres et remplacer le solin souple. Lors de la réparation, exigez un solin résistant de type Red Zone ou un équivalent. N'acceptez jamais un simple solin de polyéthylène dont la résistance au déchirement est insuffisante.

 Les solins de toits

 Les solins d'intersection entre les toits et les revêtements légers en fibres de bois, en aluminium ou en vinyle sont souvent trop courts ou sont mal recouverts par le papier hydrofuge des murs extérieurs. Cette situation cause souvent des infiltrations d'eau et des dommages importants aux plafonds des maisons, mais parfois l'eau coule sur le pare-vapeur du plafond jusque dans les murs extérieurs sans laisser de trace au plafond. Le solin d'intersection métallique devrait remonter d'au moins 10 cm (4 po) et le papier hydrofuge de revêtement devrait recouvrir le solin d'au moins 5 cm (2 po) pour créer une bonne barrière à la pluie et surtout à la fonte des neiges.

Les fenêtres de sous-sol

 Le scellement des fenêtres de sous-sol est presque toujours fait avec le crépi de ciment qui couvre la fondation, mais ce ciment n'adhère pas au vinyle ou à la peinture des cadres. Il en résulte toujours une fissure sur tout le pourtour de la fenêtre qui devient la source d'infiltrations d'eau. Après quelques années, il en résulte souvent la pourriture des cadres de bois ou l'apparition de moisissures dans les murs du sous-sol. Pour réduire les risques d'infiltration par les fenêtres, le dessous de la fenêtre ne devrait pas être situé à moins de 15 cm (6 po) du sol et le joint entre le béton et les cadres des fenêtres doit être scellé à l'aide d'un calfeutrage souple.

 Les cadres des fenêtres

 Dans les immeubles en copropriété de trois étages munis de parement de briques, il se produit souvent des infiltrations d'eau au bas des fenêtres de l'étage supérieur. Ces infiltrations sont causées par le retrait du bois de charpente qui s'accumule à chaque étage d'environ 6 mm (1/4 po). Rendu au troisième étage un retrait cumulé de 18 mm (3/4 po) peut inverser la pente d'égouttement des allèges des fenêtres vers l'intérieur. Dans presque tous les cas, il faut enlever et réinstaller les fenêtres pour corriger ce problème. L'utilisation de bois séché au four pour les murs et planchers, ou de poutrelles préfabriquées pour les planchers, règle ce problème.