Le printemps est un moment propice à la réparation des murs de maçonnerie. Durant l'hiver, les périodes de gel et de dégel successives causent souvent des dommages aux parements de briques et de pierres. Ce sont surtout les joints qui sont affectés par ces variations de température. Durant le jour, les joints effrités ou poreux laissent passer l'eau au coeur de la maçonnerie et durant la nuit la baisse de température fait geler l'eau, causant des éclats de brique ou de mortier. Pour protéger la maçonnerie contre les dommages, il faut donc la protéger des infiltrations d'eau.

Mis à jour le 9 avr. 2008
Yves Perrier LA PRESSE

Le printemps est un moment propice à la réparation des murs de maçonnerie. Durant l'hiver, les périodes de gel et de dégel successives causent souvent des dommages aux parements de briques et de pierres. Ce sont surtout les joints qui sont affectés par ces variations de température. Durant le jour, les joints effrités ou poreux laissent passer l'eau au coeur de la maçonnerie et durant la nuit la baisse de température fait geler l'eau, causant des éclats de brique ou de mortier. Pour protéger la maçonnerie contre les dommages, il faut donc la protéger des infiltrations d'eau.

Une question d'adhérence

Dans mon quartier, des ouvriers font régulièrement du porte-à-porte pour offrir des travaux de réparation de maçonnerie. Cependant, la majorité d'entre eux ne font que des réparations cosmétiques peu durables et qui n'ont aucun effet protecteur contre la dégradation du mur. Pour réduire la dégradation d'un parement de maçonnerie, il est important qu'il soit le plus étanche possible. Cette étanchéité est surtout obtenue par l'adhérence du mortier à la brique ou au joint existant.

Réparer des joints friables

Si le vieux joint est très friable, le nouveau mortier ne pourra pas y adhérer suffisamment. Dans ce cas, il faudra creuser deux fois et demie la hauteur du joint avant de le remplir à l'aide d'un mortier de réparation contenant de la chaux. En effet, la profondeur du joint et la présence de chaux permettront au mortier de bien adhérer aux briques du haut et du bas afin de créer une bonne étanchéité à l'eau. Avant de tirer les joints, on doit laisser durcir le mortier suffisamment pour éliminer le surplus d'eau afin d'obtenir un joint lisse et ferme. Un bon joint doit avoir une forme qui rejette l'eau vers l'extérieur et doit être comprimé lors de la pose pour bien remplir la cavité. Les joints qui sont seulement raclés deviennent plus poreux et plus sujets à l'éclatement par le gel.

Réparer des joints fermes

Lorsque les joints de mortier à réparer sont durs et fermes, on peut réduire l'épaisseur du nouveau mortier car celui-ci pourra adhérer fermement à l'ancien. Dans ce cas, il faut surtout prendre garde à ce qu'il ne sèche pas trop rapidement car un mortier ou un béton qui sèche rapidement se fissure et devient friable.

Avant la pose du mortier, on prendra soin d'humecter le vieux joint et la brique à l'aide d'un scellant à maçonnerie. Le scellant empêchera la brique et le vieux joint d'absorber l'eau du nouveau mortier, ce qui aurait comme effet de l'assécher très rapidement.

Une fois le mortier durci, on pourra arroser l'ensemble du mur à l'aide d'un boyau d'arrosage sous forme de bruine et on pourra refaire l'opération deux heures plus tard. De manière générale, il faut éviter de faire ces réparations en plein soleil, la température idéale se situant entre 5 et 20 °C, sans pluie.